![]() Otages coréens en Afghanistan Ottawa critique SéoulMise à jour le vendredi 31 août 2007 à 6 h 20 Aucun
Le nouveau ministre canadien des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a sévèrement critiqué la décision du gouvernement sud-coréen de négocier avec des preneurs d'otages talibans. Ces commentaires ont été émis alors que les sept derniers otages ont été libérés jeudi. Ils étaient détenus depuis le 19 juillet. « La position du Canada à propos des négociations avec les terroristes est bien connue de tous ceux qui connaissent le moindrement le sujet: Nous ne négocions pas avec des terroristes, et ce, pour aucune raison », a expliqué le ministre Bernier, avant d'ajouter que « de telles négociations, même lorsqu'elles s'avèrent infructueuses, ne font qu'encourager le terrorisme ». Cette première réaction officielle du gouvernement Harper à la crise des otages en Afghanistan rejoint par ailleurs celles de nombreux observateurs qui craignent que les talibans se sentent encouragés, après avoir fait plier le gouvernement sud-coréen, à enlever davantage de ressortissants étrangers. Vendredi, un porte-parole du président afghan Hamid Karzaï a affirmé que le gouvernement avait autorisé ces négociations pour des raisons humanitaires. « Si la vie de personnes est en jeu, nous autorisons ce genre de pourparlers sous des conditions strictes, avec pour seul objectif d'assurer leur libération, rien de plus », a-t-il déclaré. « Ce n'est pas une victoire pour les talibans, cela montre que ce sont des terroristes », a ajouté ce porte-parole. Les talibans avaient enlevé, le 19 juillet dernier, 23 missionnaires sud-coréens qui circulaient, sans protection et en dépit des avertissements des autorités locales, sur une route dangereuse entre Kaboul et Kandahar. Après avoir abattu deux de leurs otages, les talibans ont obtenu du gouvernement sud-coréen la confirmation de son engagement à retirer ses troupes du pays et à ne plus autoriser l'envoi de missionnaires catholiques dans la République islamique d'Afghanistan. Il a été impossible de savoir si des sommes d'argent sont parvenues d'une quelconque manière aux ravisseurs. Les missionnaires libérés n'étaient pas au courant que deux des leurs avaient été exécutés. Plusieurs ont éclaté en sanglots en apprenant la nouvelle. Console Audio-vidéo
Émission une heure sur terre
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