Dean se rapproche du golfe du Mexique

Des résidents de Chetumal tentent de débloquer une canalisation. Des résidents de Chetumal tentent de débloquer une canalisation.   © AFP/Omar Torres

Après avoir perdu de sa vigueur en frappant les terres mexicaines, l'ouragan Dean pourrait se renforcer au cours des prochaines heures, à mesure qu'il s'approche du golfe du Mexique.

Après avoir baissé d'intesité en frappant le Belize et le sud-est de la péninsule mexicaine du Yucatan, l'ouragan Dean pourrait se renforcer en approchant du golfe du Mexique, où se trouve plusieurs installations pétrolières.

Mardi en fin de soirée, l'ouragan était toujours de catégorie 1 avec des vents soufflant à 130 kilomètres à l'heure. Il devrait prendre de la force alors que son oeil approche de la baie de Campêche, où se trouve plus d'une centaine de plateformes pétrolières et trois importants ports d'exportation pétrolière.

Dean devrait frapper terre mercredi après-midi près de Laguna Verde, où est située la seule installation nucléaire du Mexique.

Le Yucatan touché

L'ouragan Dean a déferlé sur le Mexique et le Belize avec des vents atteignant 205 kilomètres à l'heure, mardi avant-midi, laissant d'importantes précipitations dans son sillage.

Dean a perdu de la puissance en traversant la péninsule du Yucatan. En après-midi, il a été rétrogradé à la catégorie 1 sur l'échelle Saffir-Simpson par le centre américain de surveillance des ouragans (NHC). Ses vents ne soufflaient plus qu'à 85 kilomètres à l'heure.

Lorsqu'il a frappé la côte est des deux pays, vers 4 h 30, l'ouragan était toutefois de catégorie 5. Il soufflait alors à 270 kilomètres à l'heure et était considéré comme « potentiellement catastrophique ».

Sur un pied d'alerte

Des devantures et des toitures n'ont pu résister à l'ouragan. Des devantures et des toitures n'ont pu résister à l'ouragan à Chetumal.   © AFP/Omar Torres

Lundi, les autorités ont accéléré l'évacuation des populations vivant dans les zones à risque. Des dizaines de milliers de touristes avaient déjà été évacués des stations balnéaires de Cancún et de Cozumel, ainsi que les habitants de villages mayas de la Route des Chunes, « en raison de risques d'inondations ».

Par ailleurs, 13 000 personnes travaillant sur les quelque 140 plateformes pétrolières du golfe du Mexique ont été évacuées. La société nationale des pétroles mexicains (PEMEX) a annoncé lundi la fermeture totale des puits et de ses installations dans la zone de Campeche, dans le golfe du Mexique.

Un millier de policiers, 1200 militaires et la Croix-Rouge sont prêts à intervenir. Le président Felipe Calderon a aussi décidé d'écourter son séjour au Canada pour le sommet trilatéral avec le premier ministre Stephen Harper et le président George W. Bush pour pouvoir regagner son pays mardi.

Dans les pays voisins, des alertes ont aussi été déclenchées au Guatemala, au Nicaragua et au Honduras où Dean devrait laisser d'importantes quantités d'eau.

De son côté, après avoir annoncé lundi l'octroi de 2 millions de dollars aux pays touchés par l'ouragan, Ottawa met en oeuvre une série de mesures pour faciliter le retour au pays des ressortissants canadiens touchés par Dean. Le Canada a entre autres augmenté le personnel dans les consulats pour répondre aux besoins des voyageurs.

Jusqu'ici, l'ouragan Dean a fait entre 7 et 12 morts et plusieurs blessés lors de son passage destructeur sur la Jamaïque et plusieurs autres îles des Caraïbes, dont Haïti. Des arbres ont été arrachés et des glissements de terrain ont été signalés dans des villes situées au nord de la capitale jamaïcaine, Kingston. Environ 150 000 foyers sont privés d'électricité.

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