C'est dans ce local du Croissant-Rouge à Ghazni que se déroulaient les négociations entre les talibans et la délégation sud-coréenne.
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AFP/Mohammad Yaqubi
Le porte-parole habituel des talibans en Afghanistan, Youssouf Ahmadi, a annoncé samedi que les négociations avec une délégation de Séoul en vue de la libération de 19 otages sud-coréens détenus depuis le 19 juillet avaient échoué.
La responsable d'une ONG est kidnappée dans un restaurant de Kaboul. Pendant ce temps, les talibans annoncent l'échec des négociations avec Séoul pour la libérations des 19 otages sud-coréens.
« Davantage de discussions ne semblent pas probables et je ne pense pas que d'autres discussions déboucheront sur quoi que ce soit. Nous attendons la décision de notre conseil de direction », a-t-il déclaré. « De notre point de vue, nous disons que les négociations ont échoué, mais nous sommes toujours prêt pour d'autres négociations si la partie coréenne veut accéder à nos demandes », a-t-il cependant précisé.
Le gouvernement afghan continue de refuser les conditions des ravisseurs, soit la libération de prisonniers talibans en échange de celle des évangélistes sud-coréens. Les insurgés réclament la libération immédiate de huit prisonniers, et affirment qu'ils soumettraient ensuite une autre liste.
La délégation envoyée par la Corée du Sud a réussi à faire libérer deux otages malades, lundi dernier, qui sont depuis rentrées à Séoul. Une seule séance de pourparlers a eu lieu cette semaine, soit jeudi.
La président afghan Hamid Karzaï refuse d'envisager toute libération de prisonniers. En mars dernier, le président Karzaï avait accepté de laisser aller cinq dirigeants talibans en échange de la libération du journaliste italien Daniele Mastrogiacomo. Les deux collègues afghans de ce dernier avaient toutefois été décapités. L'affaire avait valu à Hamid Karzaï de sévères critiques des États-Unis.
Kaboul n'a pas exclu le recours à la force pour obtenir la libération des Sud-Coréens. Ces membres de l'Église presbytérienne Saem-Mul sont pour la plupart âgés de 20 à 35 ans. Les talibans détiennent aussi un ingénieur allemand et quatre de ses collègues afghans, enlevés le 18 juillet dans la province de Wardak, pour lesquels ils exigent également un échange de prisonniers.
Une Allemande enlevée à Kaboul
Par ailleurs, le ministère afghan de l'Intérieur a annoncé samedi qu'une ressortissante allemande avait été enlevée par des hommes armés à Kaboul. Berlin a plus tard confirmé l'information.
Cette Allemande dirige le bureau de l'ONG Ora International à Kaboul, selon un porte-parole de cette organisation caritative chrétienne interrogé par l'Agence France Presse. Selon des sources contactées à Berlin par l'AFP, les ravisseurs ne seraient pas liés aux talibans.
La ressortissante de 31 ans se trouvait avec son mari dans un restaurant du troisième district de la capitale afghane, là où se trouve la plupart des ONG, l'édifice du Parlement, l'Université de Kaboul et les principaux bureaux. Son conjoint a réussi à échapper aux ravisseurs.