
Otages sud-coréens en Afghanistan
![]() Photo: AFP/Massoud Hossaini Un homme du CICR accompagnant une des deux otages libérées. |
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) confirme que 2 des 21 otages sud-coréens toujours détenus par les talibans en Afghanistan ont été libérés.
Selon le CICR, les deux femmes ont été remises à des représentants du CICR à environ 8 kilomètres des bureaux du Croissant-Rouge à Ghazni, dans le sud du pays. Elles ont été remises à une délégation sud-coréenne présente à Ghazni.
Le CICR a refusé de commenter l'état de santé des deux femmes, identifiées par le gouvernement sud-coréen comme étant Kim Gina, 32 ans, et Kim Kyung-Ja, 37 ans. L'Agence France-Presse (AFP) rapportait plus tôt avoir parlé au téléphone à une femme qui s'était identifiée comme étant une otage et qui aurait affirmé: « Je suis OK. Mon amie est OK. »
Selon le gouvernement sud-coréen, les deux femmes ont été transférées à une unité militaire sud-coréenne située sur la base américaine de Bagram, à une centaine de kilomètres au nord du Kaboul. Elles ne seront de retour au pays qu'après y avoir été examinées.
« Nous nous considérons chanceux que certains des otages ont été libérés, mais nous pressons les ravisseurs de libérer immédiatement tous nos citoyens détenus en otages », a affirmé un porte-parole du ministère sud-coréen des Affaires étrangères.
Le CICR, qui agit comme intermédiaire neutre depuis que les négociations au sujet de la libération des otages ont lieu, dit avoir confiance que les 19 autres missionnaires sud-coréens toujours aux mains des talibans pourront être libérés.
Les talibans avaient promis samedi de libérer les deux femmes, qui auraient des problèmes de santé. Cette libération, disent-ils, est inconditionnelle et a été faite en guise de bonne foi. Ils réclament par contre toujours la libération de prisonniers en Afghanistan en échange de celle des otages.
Les talibans détenaient au départ 23 otages, tous membres de l'Église presbytérienne Saem-Mul. Deux ont été exécutés par balles à la fin du mois de juillet.
Les talibans détiennent aussi un ingénieur allemand, Rudolph Blechschmidt, et quatre de ses collègues afghans, enlevés le 18 juillet dans la province de Wardak, et pour lesquels ils exigent également un échange de prisonniers.
L'AFP dit avoir parlé lundi à un homme qui affirme être M. Blechschmidt, en vertu d'une entente conclue avec les talibans. L'homme, qui a précisé que les talibans voulaient le tuer, soutient être malade. Il demande au gouvernement allemand d'intercéder en sa faveur.