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AFP/Thomas Coex
Environ 30 minutes après le dévoilement des résultats lui accordant la victoire au second tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a livré un bref discours à ses partisans rassemblés à la salle Gaveau, à Paris.
Devant ses partisans en liesse, Nicolas Sarkozy livre un discours de victoire qui se veut rassembleur, lançant un appel aux partenaires européens de la France et aux États-Unis.
Dès le début de son allocution, il a tendu la main à tous les Français après avoir exprimé son respect pour sa rivale socialiste Ségolène Royal et ses idées « dans lesquelles tant de Français se sont reconnus ».
Le nouveau président a ensuite affirmé que « le peuple français a choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé ». Il s'est donc engagé à « réhabiliter le travail, l'autorité, la morale, le respect ».
Il a par la suite lancé un appel aux partenaires européens de la France auxquel « notre destin est pronfondément lié ». Après avoir dit croire sincèrement en la construction européenne, il a déclaré:
Rappelons que la France a refusé le projet de constitution européenne par référendum, en 2005.
M. Sarkozy s'est également dit favorable à une ouverture au continent africain, promettant de l'aider « à vaincre la maladie, à vaincre la famine, à vaincre la pauvreté, à vivre en paix. » Le nouveau président français s'est engagé à « décider ensemble d'une politique d'immigration maîtrisée et d'une politique de développement ambitieuse ».
Après avoir reçu par téléphone les félicitations du président américain George W. Bush, Nicolas Sarkozy a affirmé son amitié pour les États-Unis, assurant que « la France serait toujours à leurs côtés quand ils auront besoin d'elle ».
Il a toutefois tenu à marquer une divergence d'opinion dans le dossier environnemental, affirmant qu'il en ferait la priorité des Français.
Enfin, le nouveau président a affirmé que « la France sera du côté des opprimés du monde ». Il a parlé en particulier de la situation des femmes, disant que la France « n'abandonnera pas les femmes condamnées à la burqa », l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, détenue en Colombie depuis 2002, et les infirmières bulgares condamnées à mort en Libye.
En liesse, le millier de partisans de M. Sarkozy rassemblés à la salle Gaveau ont applaudi à tout rompre leur nouveau président. Ils ont aussi entonné « La Marseillaise », l'hymne national français.
Plus tard, M. Sarkozy s'est également exprimé devant 30 000 partisans massés place de la Concorde, à Paris, en bas des Champs-Elysées. Après son discours, il est retourné au restaurant Le Fouquet's, où il avait pris un premier bain de foule en début de soirée.
Des messages du monde entier
Après sa victoire, Nicolas Sarkozy a reçu des messages de félicitations du monde entier.
Outre le président américain George W. Bush, le premier ministre britannique Tony Blair, la chancelière allemande Angela Merkel, le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, le président de la Commission européenne José Barroso ont tous salué son élection à l'Élysée.
Jean Charest
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a lui aussi téléphoné à Nicolas Sarkozy pour le féliciter. L'échange a permis au chef libéral de souligner les liens qui unissent les deux nations, une relation qu'il a qualifiée de « riche et essentielle ».
Jean Charest a d'ailleurs invité Nicolas Sarkozy venir au Québec lors de sa prochaine visite sur le continent américain de façon à « poursuivre le dialogue franco-québécois ».
Dans le monde arabe, le président égyptien Hosni Moubarak, le président algérien Abdelaziz Bouteflika le roi du Maroc Mohammed VI se sont également réjouis de son élection, de même que le premier ministre israélien Ehoud Olmert.