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AFP/Éric Feferberg
La socialiste Ségolène Royal a reconnu dimanche soir sa défaite face à Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle, tout en promettant de continuer son combat politique pour la « rénovation » de la gauche.
Reconnaissant immédiatement sa défaite face à Nicolas Sarkozy, la candidate socialiste, visiblement sereine, s'engage à poursuivre la « rénovation » de la gauche.
« Le suffrage universel a parlé. Je souhaite au prochain président de la République d'accomplir sa mission au service de tous les Français », a-t-elle dit immédiatement après l'annonce des résultats projetés par les instituts de sondage. Nicolas Sarkozy a finalement été élu avec 53,5 % des voix.
Tout sourire et visiblement sereine, la candidate socialiste a demandé à ses partisans de garder leur confiance et leur enthousiasme en vue des prochains « rendez-vous démocratiques ». Mme Royal faisait allusion aux élections législatives des 10 et 17 juin.
La candidate socialiste a dit mesurer la « déception » et la « peine » des Français qui l'ont soutenue, mais a ajouté qu'elle assumerait « la responsabilité qui lui incombe désormais ».
Au cours de la deuxième partie de la campagne, Mme Royal a tendu la main aux électeurs centristes de François Bayrou, arrivé en troisième position au premier tour de l'élection présidentielle avec 18,6 % des suffrages.
Ses partisans, rassemblés à la place de la Bastille, scandaient « Merci Ségolène ». Les mines étaient sombres et, bien sûr, la déception se lisait sur les visages.