Les unes des différents quotidiens français parlaient déjà de la lutte pour le second tour.
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AFP/Présidentielles françaises
Au lendemain du premier tour des présidentielles, le candidat de droite Nicolas Sarkozy et sa rivale socialiste Ségolène Royal multipliaient déjà les appels du pied en direction des centristes, considérés par la plupart des observateurs comme les véritables arbitres du second tour.
Les deux vainqueurs du premier tour, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, doivent désormais faire le plein des votes centristes pour espérer accéder à l'Élysée le 6 mai prochain.
En effet, le candidat centriste François Bayrou détient, avec ses 6,75 millions d'électeurs, la clef pour l'Élysée.
Et si l'autoritaire ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a fait le plein de vote lors du premier tour en s'adressant essentiellement aux électeurs de droite et en faisant la promotion d'une France plus sécuritaire, il devrait maintenant tenter de rapidement se recentrer pour le second tour.
Selon l'International Herald Tribune, un quotidien anglophone français, la bataille pour le centre qui vient de s'entamer en France ne devrait pas être « gentille », tout particulièrement en raison du caractère très particulier de Nicolas Sarkozy, « un individu pratiquement aussi polarisé que George W. Bush ».
Pour le quotidien de référence espagnol El Pais, la seule chance qu'a Ségolène Royal d'espérer battre Nicolas Sarkozy, c'est en réussissant à convaincre François Bayrou de se joindre à elle, ce qui, en principe, sera très difficile.
François Bayrou, qui s'est abstenu jusqu'ici de favoriser l'un ou l'autre des deux vainqueurs du premier tour, doit indiquer vers qui il se tourne d'ici une semaine.
Pour le quotidien français Le Monde, « il y a toute chance pour que François Bayrou cherche avant tout à stériliser son capital de voix et à se sculpter une sorte de statue impérieuse, qui lui permette de préparer... la prochaine présidentielle. » Le cas échéant, comme le fait remarquer Le Monde, « il n'apportera donc aucun secours à la candidate socialiste, espérant même se substituer à la gauche comme principale force d'opposition à un Nicolas Sarkozy victorieux. »
Des sondages réalisés avant le premier tour estimaient que la socialiste Royal pouvait compter sur quatre électeurs centristes sur 10 advenant un duel avec Nicolas Sarkozy.
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