©
AFP/Thomas Coex/Eric Feferberg
Les Français ont massivement voté, dimanche, pour un duel entre le candidat de droite Nicolas Sarkozy et sa rivale de gauche Ségolène Royal au second tour de l'élection présidentielle, qui aura lieu le 6 mai.
Un peu plus de 83 % des électeurs français se rendent aux urnes et choisissent à 31 % Nicolas Sarkozy et à 25 % Ségolène Royal pour le second tour de l'élection présidentielle, le 6 mai.
Selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy obtient 31,1 % des voix, tandis que Ségolène Royal recueille 25,8 % des suffrages.
Le centriste François Bayrou arrive troisième avec 18,5 % des votes, suivi du leader de l'extrême droite Jean-Marie Le Pen, qui récolte 10,5 % de la faveur populaire.
MM. Bayrou et Le Pen sont donc éliminés de la course, tout comme les huit autres candidats à la présidence, dont cinq de la gauche plus radicale. Les meilleurs résultats des candidats de ces partis plus marginaux sont celui d'Olivier Besancenot, de la LCR, avec 4,1 % des suffrages, et celui de Philippe de Villiers, du MPF, avec 2,2 % des voix.
Sarkozy favori pour le deuxième tour
Nicolas Sarkozy devrait également sortir gagnant du second tour. Selon cinq sondages réalisés après le premier tour, il obtiendrait entre 52 à 54 % des voix contre 46 à 48 % pour Ségolène Royal.
Le 6 mai prochain, M. Sarkozy et Mme Royal se partageront les voix de François Bayrou tandis que les électeurs de Jean-Marie Le Pen se reporteront à plus de 75 % sur M. Sarkozy, selon l'enquête réalisée par la firme Ipsos.
La chaîne française TF1 a annoncé la tenue d'un débat télévisé entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal le 2 mai.
Un taux de participation exceptionnel
©
AFP/Thierry Zoccolan
Quelque 44,5 millions de Français étaient appelés aux urnes, dimanche, pour le premier tour de l'élection présidentielle.
Durant la campagne, les Français ont exprimé un regain d'intérêt pour la politique qui s'est traduit par une participation exceptionnellement élevée aux urnes. Selon les résultats définitifs, 83,4 % des électeurs inscrits se sont déplacés aux urnes, soit l'une des plus fortes affluences sous la Ve République.
Cette année, les jeunes des banlieues se sont particulièrement mobilisés. Plusieurs d'entre eux ont admis qu'ils voulaient d'abord et avant tout barrer la voie à Nicolas Sarkozy. Quand il était au ministère de l'Intérieur, M. Sarkozy a fait certaines déclarations incendiaires contre les jeunes des cités, en proie aux émeutes à l'automne 2005. Il les a notamment traités de « racailles ».
En outre, les 800 000 Français vivant à l'étranger s'étaient déjà massivement déplacés pour aller voter, samedi, 24 heures avant leurs compatriotes de l'Hexagone. À Montréal, où se trouve la majorité des électeurs français résidant au Canada, le taux de participation a été de 45 %.
L'issue du vote pour désigner un successeur à Jacques Chirac, qui quitte la scène politique à 74 ans après avoir passé 12 ans à l'Élysée, était excessivement incertaine. Vendredi, un tiers des électeurs français disaient ne pas avoir encore fait leur choix.