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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

International

Mise à jour le dimanche 22 avril 2007 à 13 h 12
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Présidentielle française

Une élection courue

Un bulletin est déposé dans une urne à la présidentielle française

Photo: AFP/Thierry Zoccolan

Quelque 44,5 millions de Français sont appelés aux urnes, dimanche, pour le premier tour de l'élection présidentielle. Les bureaux de vote sont ouverts depuis 8 h, heure de France (2 h HAE) et fermeront à 20 h (14 h HAE).

Qui remplacera Jacques Chirac, qui quitte la scène politique à 74 ans, après avoir passé 12 ans à l'Elysée?

On a senti le regain d'intérêt des Français pour la politique jusqu'aux urnes: le taux de participation atteignait déjà plus de 73 % à 17 h, selon le ministère de l'Intérieur. C'est 15 points de plus, à la même heure, que lors du scrutin de 2002.

Les sondeurs s'attendaient déjà à une forte participation, de l'ordre de 80 %. Déjà, les 800 000 Français vivant à l'étranger se sont massivement déplacés pour aller voter, samedi, 24 heures avant leurs compatriotes de l'Hexagone. À Montréal, où se trouvent la majorité des électeurs français résidant au Canada, le taux de participation a été de 45 %.

Le candidat de droite Nicolas Sarkozy et la socialiste Ségolène Royal semblent les favoris pour accéder au deuxième tour de scrutin, qui se tiendra le 6 mai.

Mais l'issue du vote demeure incertaine. Vendredi, un tiers des électeurs français disaient ne pas avoir encore fait leur choix et le candidat centriste François Bayrou, troisième dans les intentions de vote, pourrait bien créer la surprise.

Quant au leader de l'extrême droite Jean-Marie Le Pen, il se déclare confiant d'accéder au second tour, comme en 2002, mais ses chances semblent quasiment nulles.

Les quatre principaux candidats

Il y a en tout 12 candidats à la présidence, mais quatre d'entre eux se démarquent.

En avance dans tous les sondages depuis janvier, Nicolas Sarkozy, candidat de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), a lancé sa campagne par « la politique de la main tendue ».

Mais dans les dernières semaines de campagne, il a davantage courtisé l'extrême droite en jouant sur la corde sensible de l'immigration. Ses détracteurs l'accusent également d'avoir une personnalité « brutale et inquiétante ».

Première femme à pouvoir aspirer sérieusement à diriger la France, Ségolène Royal a d'abord séduit l'électorat en arrachant l'investiture du Parti socialiste contre les candidats de l'establishment. Elle s'oppose à Nicolas Sarkozy sur le terrain des banlieues et de l'immigration, qu'elle veut réconcilier avec la société majoritaire.

Ségolène Royal a lancé plusieurs appels au ralliement des forces de gauche pour éviter la répétition du scénario de 2002. Le socialiste Lionel Jospin avait alors été coiffé au premier tour par Jean-Marie Le Pen, en raison de la division du vote parmi les tiers partis.

Mais une partie des électeurs de gauche ne croient pas qu'elle peut battre Sarkozy et sont tentés par le centriste François Bayrou. Le candidat de l'Union pour la démocratie française (UDF) a commencé sa campagne modestement. Mais sa proposition de mettre fin à la vieille opposition gauche-droite en a séduit beaucoup. S'il parvenait à se faire élire pour le deuxième tour, plusieurs le voient comme un adversaire plus coriace pour M. Sarkozy que Mme Royal.

Enfin, le candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen, espère surprendre à nouveau les observateurs, comme en 2002. À 76 ans, c'est sa cinquième campagne présidentielle et probablement son dernier tour de piste.


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