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Élection présidentielle française
![]() Photo: AFP/Dominique Faget À 48 heures du vote, Nicolas Sarkozy semble bien en selle. |
La campagne pour le premier tour de l'élection présidentielle française tire à sa fin.
Le candidat de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), Nicolas Sarkozy, étant donné favori dans tous les sondages pour passer au second tour, tous les yeux sont tournés vers la lutte que se livrent Ségolène Royal et François Bayrou pour la deuxième place.
Les derniers sondages publiés cette semaine créditent Nicolas Sarkozy d'environ 28 % des suffrages devant Ségolène Royal, qui obtiendrait autour de 24 % des voix. François Bayrou arrive en troisième place, avec 17 % à 20 % des appuis, devant Jean-Marie Le Pen, qui en récolte de 13 % à 16 %. Huit autres candidats se partagent les faveurs des électeurs.
La grande inconnue de ce premier tour demeure le vote des millions de Français - jusqu'à un tiers d'entre eux, selon certains - qui se déclarent toujours indécis à 48 heures du premier tour de scrutin.
![]() Photo: AFP/Stéphane de Sakutin Ségolène Royal flanquée du maire de Paris, Bertrand Delanoë |
Soucieuse d'éviter la débâcle qui a vu Lionel Jospin se faire coiffer au fil d'arrivée par Jean-Marie Le Pen en 2002, Ségolène Royal bat le rappel des forces de gauche, particulièrement celles qui sont susceptibles de voter pour les tiers partis.
« Aidez-moi! Portez-moi! Venez voter massivement! » a lancé Ségolène Royal lors d'un dernier grand rassemblement qui a réuni 22 000 personnes, jeudi, à Toulouse. Le président du Parti socialiste et conjoint de la candidate, François Hollande, a une fois de plus livré un plaidoyer en faveur du « vote utile », question d'éviter l'éparpillement des votes.
Appui de taille pour Royal
Au terme d'une campagne marquée par de multiples bourdes, Ségolène Royal a reçu un appui de taille, vendredi. Le quotidien Le Monde a invité les Français à appuyer la candidate socialiste afin que les électeurs aient un véritable choix de société au second tour. Le prestigieux quotidien estime que seules les équipes de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal sont aptes à gouverner la république.
![]() Photo: AFP/Mehdi Fedouach François Bayrou poursuit sa campagne à Paris. |
Cet appui a été dénoncé par François Bayrou, qui joue le clivage gauche/droite afin de se ménager un espace dans lequel il souhaite se faufiler au centre. Le principal atout du candidat de l'Union pour la démocratie française provient des sondages qui le donnent gagnant au deuxième tour, peu importe son adversaire.
Au-delà du résultat qu'il obtiendra, François Bayrou, aura été la grande révélation de cette campagne. Lors du premier tour de la présidentielle de 2002, il n'avait même pas franchi la barre des 7 %.
Ses critiques envers les vieilles recettes de la gauche et le climat de confrontation qu'il accuse Nicolas Sarkozy d'instaurer l'auront bien servi. Il aura également bénéficié des doutes entourant la crédibilité de Ségolène Royal.
Jean-Marie Le Pen, du Front national, espère de son côté répéter son exploit de 2002. Il avait alors fait mentir les sondeurs en accédant au deuxième tour, grâce à l'appui de près de 17 % des électeurs. Il n'avait finalement pas réussi à aller chercher 1 % de plus au second tour et avait été écrasé par Jacques Chirac.
Le deuxième tour de la campagne présidentielle aura lieu le 6 mai. Environ 44,5 millions d'électeurs ont droit de vote.