Affiche de Nicolas Sarkozy
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AFP/pascal Pavani
La campagne officielle pour la présidentielle française a commencé lundi, à deux semaines du premier tour, et avec elle son volet publicitaire fort réglementé.
La campagne officielle débute en France et, avec elle, un volet publicitaire intense, mais très réglementé, qui instaure l'égalité de fait entre les douze candidats, quel que soit leur niveau d'appui dans la population.
Jusqu'au scrutin du 22 avril prochain, les douze candidats à l'Élysée bénéficient d'une stricte égalité de temps de parole et d'antenne, tant pour leurs publicités que pour leurs interventions. L'affichage est aussi autorisé devant les 85 000 bureaux de vote du pays.
Le favori Nicolas Sarkozy cherchera à conserver son avance sur trois autres prétendants au duel final. Si M. Sarkozy est presque assuré de participer au second tour le 6 mai, la socialiste Ségolène Royal doit se battre pour conserver la 2e position face au centriste François Bayrou, en plus de devoir contrer la menace du leader d'extrême droite Jean-Marie Le Pen.
À 13 jours du premier tour, cette nouvelle phase s'est ouverte dans un contexte inédit : 42 % des électeurs, soit quelque 18 millions de personnes, ne sont pas sûrs du nom qu'ils cocheront sur le bulletin qu'ils glisseront dans l'urne le 22 avril, selon un sondage publié dimanche dans le journal Le Parisien.
Ceci dit, Nicolas Sarkozy demeure le favori de la course. D'ailleurs, qu'ils s'apprêtent ou non à voter pour lui, les Français ont déjà leur idée sur le nom du gagnant: 59 % pronostiquent une victoire de M. Sarkozy, contre 18 % de Mme Royal. Ils ne sont que 8 % à parier sur M. Bayrou et 1 % sur M. Le Pen, selon une enquête publiée, lundi, par CSA-Le Parisien.
Affiche de Ségolène Royal
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AFP/Pascal Pavani
Aussi, selon quatre enquêtes récentes (Ifop, CSA, TNS-Sofres et Ipsos), M. Sarkozy récolterait entre 26 % et 31 % des intentions de vote, contre 22 % à 24 % pour la socialiste Ségolène Royal et 19 % à 21 % pour le centriste François Bayrou. Il s'agit du plus bas score de Mme Royal depuis le mois de janvier.
Le candidat d'extrême droit Jean-Marie Le Pen est crédité pour sa part de 12,5 % à 16 % des voix, selon ces mêmes sondages. Il est suivi par Olivier Besancenot, de la Ligue communiste révolutionnaire, avec 4,5 % des intentions de vote, puis par la communiste Marie-George Buffet (2,5 %) et aussi l'altermondialiste José Bové (2 %). Enfin, l'écologiste Dominique Voynet recueille 1,5 % des suffrages.
Selon les résultats du sondage Ipsos, au deuxième tour de l'élection présidentielle, François Bayrou l'emporterait face à Nicolas Sarkozy, avec 52 % des suffrages contre 48 %. En revanche, c'est Nicolas Sarkozy qui gagnerait face à Ségolène Royal, avec 54 % des voix contre 46 %. Ces statistiques pourraient jouer en faveur de M. Bayrou en lui attirant les voix des électeurs de gauche indécis.
Une campagne à la Le Pen
Le Pen, le 6 avril dernier dans la banlieue d'Argenteuil
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AFP/Martin Bureau
Fidèle à son naturel provocateur, le chef du Front national a qualifié M. Sarkozy, fils d'un immigré hongrois, de « candidat qui vient de l'immigration », se présentant lui-même, à l'inverse, comme « un candidat du terroir ».
Malgré ce type de déclaration, le candidat d'extrême droite attirerait 8 % de l'électorat français originaire du Maghreb, soit plus de 100 000 électeurs potentiels, selon un sondage réalisé pour le ministère de l'Intérieur dont fait état la dernière parution de l'hebdo Le Canard Enchaîné.
Nombre d'immigrants auraient en commun avec M. Le Pen certaines valeurs morales, comme l'opposition au mariage homosexuel et l'idée que la capacité d'accueil de la France a atteint ses limites.
Le candidat d'extrême droite, qui a réussi un coup médiatique en se rendant cette semaine dans une banlieue réputée difficile du nord-ouest de Paris, a choisi une jeune fille d'origine nord-africaine pour illustrer une des premières affiches de sa campagne 2007.
« Plutôt de gauche », Habiba Boualem, une juriste âgée de 35 ans, dit que le Parti socialiste ne lui « convient plus ». Ne voyant « aucune différence » entre le Front national de Jean-Marie Le Pen et l'UMP de Nicolas Sarkozy, elle choisit « l'original plutôt que la photocopie ».