Nicolas Sarkozy
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À 15 jours du premier tour de l'élection présidentielle française, le candidat de droite Nicolas Sarkozy reste en tête des sondages. Mais l'issue du scrutin demeure encore très incertaine: 35 % à 50 % des électeurs se disent toujours indécis.
Le candidat de droite Nicolas Sarkozy est en tête dans les sondages, mais 42 % des électeurs se déclarent encore indécis. Au Québec, jamais une élection française n'a suscité autant d'intérêt.
Selon un sondage de l'institut CSA à paraître dimanche dans le journal Le Parisien, 42 % des Français ont en effet déclaré qu'ils pouvaient encore changer d'avis sur le choix de leur candidat au premier tour de l'élection présidentielle.
Ségolène Royal
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AFP/Eric Feferberg
Ceci dit, Nicolas Sarkozy demeure le favori de la course, selon quatre enquêtes (Ifop, CSA, TNS-Sofres et Ipsos) publiées vendredi et samedi. Ainsi, il récolterait entre 26 % et 31 % des intentions de vote, contre 22 % à 24 % pour la socialiste Ségolène Royal et 19 % à 21 % pour le centriste François Bayrou. Il s'agit du plus bas score de Mme Royal depuis le mois de janvier (22 % selon Ifop).
Le candidat d'extrême droit Jean-Marie Le Pen est crédité pour sa part de 12,5 % à 16 % des voix. Il est suivi par Olivier Besancenot, de la Ligue communiste révolutionnaire, avec 4,5 % des intentions de vote, la communiste Marie-George Buffet (2,5 %) et l'altermondialiste José Bové (2 %). Enfin, l'écologiste Dominique Voynet recueille 1,5 % des suffrages.
Selon les résultats du sondage Ipsos, au deuxième tour de l'élection présidentielle, François Bayrou l'emporterait face à Nicolas Sarkozy, avec 52 % des suffrages contre 48 %. En revanche, c'est Nicolas Sarkozy qui gagnerait face à Ségolène Royal, avec 54 % des voix contre 46 %.
Nouvelle polémique autour de Sarkozy
Pendant ce temps, des propos sur la pédophilie et le suicide tenus récemment par Nicolas Sarkozy ont déclenché une nouvelle polémique.
Dans un entretien avec le philosophe Michel Onfray, le candidat de droite a dit « incliner [...] à penser qu'on naît pédophile » et a estimé que les jeunes qui se suicident en France chaque année avaient « génétiquement [...] une fragilité, une douleur préalable ».
Son rival François Bayrou a dénoncé des paroles « très graves ». « Si on voulait pousser, ce sont des propos comme on n'en a pas tenus en Europe depuis très longtemps », a-t-il dit au cours d'un déplacement en Corse.
Au Parti socialiste (PS), on a jugé les propos de M. Sarkozy pour le moins « surprenants ». Ils ont aussi suscité des protestations de scientifiques et de l'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, qui a jugé « grave » l'idée que « quelqu'un est prédéterminé ».
Les Français du Québec sollicités
Rarement les expatriés français n'auront été autant courtisés lors d'une élection présidentielle. La raison est simple: ils sont près d'un million inscrits sur la liste électorale, soit deux fois plus qu'en 2002.
Au Québec, les partisans de Nicolas Sarkozy ont ouvert un local.
Au Canada, ce sont près de 50 000 Français qui pourront exercer leur droit de vote. Pour le premier tour de la présidentielle de 2002, le taux de participation avait été d'environ 35 %. Mais cette année, on s'attend à participation bien plus importante.
Le consulat français met à disposition de ses ressortissants une vingtaine de bureaux de scrutin, notamment à Moncton, Québec, Ottawa et surtout, Montréal. Il faut dire que le nombre d'électeurs français a triplé dans la métropole québécoise, passant à 34 000.
Les militants de l'UMP de Nicolas Sarkozy ont d'ailleurs ouvert un bureau de campagne à Montréal. « La raison d'être, c'est que bon nombre de Français ont besoin d'informations sur les élections », explique François Lubrina, délégué UMP pour le Québec.
Au Parti socialiste, une équipe de blogueurs font la promotion de Ségolène Royale auprès des Franco-Québécois. Même François Bayrou peut compter sur un petite groupe de militants.