Jacques Chirac
Le président français Jacques Chirac reçoit l'appui de 46 pays pour promouvoir l'idée d'une nouvelle Organisation des Nations unies pour l'environnement (ONUE).
Quarante-six pays participeront à une première conférence pour promouvoir l'idée d'une organisation internationale à vocation environnementale, un projet lancé par le président français.
Les membres de ce groupe pionnier, dont l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni, la Pologne, le Cambodge, le Sénégal et l'Algérie, se réuniront une première fois, le printemps prochain, au Maroc.
« Nous tous ici présents, citoyens de la Terre, nous appuyons les efforts des nations qui se mobilisent, dans un esprit de souveraineté partagée, pour renforcer la gouvernance internationale de l'environnement », a déclaré M. Chirac, samedi, dans un appel officiel à la création de l'ONUE.
La nouvelle organisation, « à l'image de l'Organisation mondiale de la santé », selon le président français, aura pour mandat d'évaluer l'état environnemental du monde, de promouvoir des technologies et comportements respectueux des écosystèmes et soutenir la mise en oeuvre des décisions environnementales.
Les États-Unis et les grands pays émergents comme la Chine, l'Inde et le Brésil contestent ce projet d'ONUE. Le président Chirac a souligné l'importance de la participation des pays riches au projet. Comme il l'avait fait vendredi, il a proposé d'adopter une « Déclaration universelle des droits et devoirs environnementaux » qui inciterait les nations à agir.
Jean Charest reviendra de Paris au cours des prochaines heures.
En faisant cette annonce devant les 200 participants de la Conférence de Paris, Jacques Chirac a lancé des fleurs au premier ministre du Québec, Jean Charest, présent pour l'occasion. « C'est un homme convaincu de la nécessité de maîtriser les différentes pollutions qui risquent de s'abattre sur le monde, bien qu'il soit lui-même à la tête d'un pays riche », a déclaré M. Chirac.
En entrevue au RDI, samedi, le premier ministre Charest a indiqué que certaines mesures de son Plan vert, dont celles d'imposer des redevances sur les énergies fossiles, avaient suscité des commentaires à la Conférence de Paris. Il a ajouté que la collaboration d'Ottawa et celle des États-Unis étaient nécessaires pour lutter contre les gaz à effet de serre. Québec réclame notamment le versement d'une somme de 328 millions de dollars promise par le gouvernement fédéral pour mettre en oeuvre son Plan vert.