Un soldat monte la garde au lendemain des affrontements entre chiites et sunnites.
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AFP/RAMZI HAIDAR
Les Libanais ont lentement repris leurs activités, vendredi, après la levée du premier couvre-feu imposé dans la capitale, Beyrouth, depuis plus de 10 ans.
L'armée a levé le couvre-feu imposé à Beyrouth à la suite des violents affrontements de jeudi entre sunnites et chiites lors desquels quatre personnes ont été tuées et plus de 200 autres blessées.
Si les écoles et les universités vont rester fermées jusqu'à lundi, la vie quotidienne reprenait son rythme dans les quartiers mêmes où, quelques heures plus tôt, s'affrontaient violemment des manifestants chiites de l'opposition et des partisans sunnites du gouvernement de Fouad Siniora.
L'armée libanaise, qui maintient une forte présence dans les rues de la capitale, a indiqué avoir procédé à plus de 200 arrestations depuis le début de la grève générale de mardi dernier.
La crise actuelle, née de la démission en novembre de ministres prosyriens et des pressions de l'opposition pour obtenir un droit de veto au gouvernement, menace de faire glisser à nouveau le Liban dans la guerre civile.
Le pays a déjà connu un tel conflit de 1975 à 1990, une guerre qui a laissé l'économie et la plupart des institutions publiques exsangues. Le premier ministre Fouad Siniora a participé d'ailleurs, jeudi, à une conférence internationale d'aide pour le Liban destinée à financer la reprise économique du pays.
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