
Journalistes: Florence Meney, Sophie-Hélène Lebeuf, Anne Bergerot, Aïda Zenova
Il faudra imaginer Cuba sans Fidel Castro. Celui qui incarne un demi-siècle de l'histoire de la petite île s'est retiré officiellement le 19 février 2008. Castro, héros révolutionnaire puis dictateur, figure parmi les chefs d'État dont la longévité a été la plus grande. Isolé sur son île au milieu de la mer, le Lider maximo a tenu tête à une dizaine de présidents américains, pour le meilleur et pour le pire.
![]() Photo: AFP/JuventudRebelde.cu/Ho L'une des photos publiées de Fidel Castro |
Malgré un débarquement américain en 1961, malgré des tentatives d'assassinat et un embargo économique draconien, ce ne sont pas les États-Unis qui ont réussi à chasser leur principal ennemi du continent.
Ce n'est pas non plus la mort qui l'a éloigné du pouvoir, mais la maladie, qui l'avait d'ailleurs contraint à confier « temporairement » les rênes du pays à son « jeune » frère Raul, numéro deux du régime, en juillet 2006. L'hypothétique retour ne s'est jamais produit.
Le dernier survivant de la guerre froide se retire, sans toutefois rendre les armes. Le castrisme n'est pas mort, mais Cuba se retrouve aujourd'hui sans Fidel. Comment Raul Castro arrivera-t-il à prendre la relève d'un chef d'État qui, si longtemps, a tenu entre ses mains tous les mécanismes du pouvoir? Quel avenir attend maintenant les Cubains?
Quelles que soient les réponses, une page est tournée.
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Extraits du message publié dans Granma (19 février 2008)
« J'ai eu l'honneur d'assumer durant beaucoup d'années la charge de président. [...] J'ai toujours usé des prérogatives nécessaires pour conduire l'oeuvre révolutionnaire avec le soutien de l'immense majorité du peuple. » |
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Trois Cubains sur quatre n'ont jamais connu un autre leader que Castro. |
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