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Nouvelle du 11 novembre
![]() Photo: AFP/Dalati & Nohra Émile Lahoud |
Au lendemain de la démission de cinq ministres chiites pro-Syrie du Hezbollah et du Amal, la tension politique est montée d'un cran au Liban dimanche.
Le président Émile Lahoud, d'allégeance prosyrienne, a en effet déclaré que le gouvernement antisyrien de Fouad Siniora avait maintenant perdu sa légitimité constitutionnelle. Selon le président, toute réunion du cabinet des ministres est désormais anticonstitutionnelle.
Les cinq ministres chiites du Hezbollah et d'Amal ont démissionné samedi, après l'échec de consultations sur la formation d'un gouvernement d'union nationale. Le Hezbollah exigeait d'obtenir avec ses alliés chiites un tiers des ministères dans le gouvernement. Présentement, la plupart des membres du cabinet ministériel de M. Siniora font partie du bloc anti-Syrie, qui détient la majorité au Parlement libanais.
La constitution d'un tribunal international sur l'assassinat de l'ex-premier ministre Rafic Hariri en février 2005, est au coeur de la présente crise. En ayant plus de place au sein du gouvernement, l'opposition pro-Syrie aurait en effet la possibilité d'empêcher le gouvernement d'entériner la constitution de ce tribunal. Une commission d'enquête de l'ONU avait mis en cause des responsables syriens et libanais dans la mort de l'ex-premier ministre.
Le premier ministre Siniora a d'ailleurs convoqué une réunion extraordinaire lundi pour approuver le projet de création de ce tribunal international. Le président Lahoud, favorable à la Syrie, a déjà indiqué qu'il ne participerait pas à la réunion.