
11 Questions
Les théories du complot
Selon un sondage mené à la fin de juillet par le Scripps Howard News Service et l'Université de l'Ohio, 36 % des Américains estiment que l'administration Bush est impliquée dans les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone en vue de réaliser sa politique au Moyen-Orient. En outre, 16 % des personnes interrogées croient que les deux tours du WTC ne se sont pas effondrées en raison des avions qui les ont percutées, mais grâce à des explosifs placés auparavant dans les immeubles. Enfin, 12 % des répondants pensent que le Pentagone a été frappé par un missile, et non par un avion détourné par des terroristes.
Même les questions envoyées par les internautes à l'équipe de radio-Canada.ca pour ce dossier spécial sur le 11 septembre portent en très grande partie sur ce qu'il est désormais convenu d'appeler « la théorie du complot ». Cette expression, à connotation plutôt péjorative, renvoie à l'idée qu'« un pouvoir illégitime et occulte agit en secret pour arriver à ses fins ».
À propos de la théorie du complot
« L'expression "théorie de la conspiration" doit aussi être comprise comme une stratégie des mass media et de l'élite du pouvoir pour semer des graines de doute sur ce genre d'informations. » - Les Jamieson, porte-parole de NY9/11Truth, dans une entrevue au Monde diplomatique
« Je ne dis pas que c'est l'administration Bush qui l'a fait. Je dis qu'il y a eu camouflage. » - Michel Chossudovsky, professeur d'économie à l'Université d'Ottawa et auteur du livre Guerre et mondialisation. La vérité derrière le 11 septembre
« Les événements du 11 septembre bénéficient fortement à tous les pouvoirs dans le monde, mais ce n'est pas nécessaire d'invoquer la théorie du complot pour les comprendre. De simples analyses institutionnelles donnent les mêmes résultats. » - Normand Baillargeon, professeur en science de l'éducation à l'UQAM et auteur du livre Petit cours d'autodéfense intellectuelle
Aborder la question de la crédibilité des thèses « conspirationnistes » est un exercice périlleux. Nous avons donc choisi de vous présenter certains faits qui font l'objet de spéculations diverses, en appuyant leur présentation de commentaires d'experts. À vous de juger! ».
Attentat contre le Pentagone
Le journaliste français Thierry Meyssan, auteur des livres L'effroyable imposture et Le Pentagate, a été le premier à soutenir que le Pentagone n'a pas été frappé par un avion, mais par un missile. Son analyse se fonde sur les dégâts infligés au bâtiment, notamment la taille et la position du point d'impact, les débris laissés sur la pelouse, etc. Pour le président du Réseau Voltaire, il est clair que les attentats du 11 septembre sont un acte de terrorisme intérieur. Ses thèses ont suscité énormément de réactions, positives comme négatives.
Effondrement des tours du WTC
Selon la version officielle des autorités américaines, l'impact des avions dans les tours jumelles du World Trade Center et les incendies qui en ont résulté sont à l'origine de leur effondrement. Mais le fait que les tours se soient effondrées si rapidement, et surtout verticalement, a suscité plusieurs interrogations. Certains estiment qu'un tel écroulement est impossible sans explosions contrôlées, c'est-à-dire sans que des explosifs aient été placés à la base des bâtiments. Ils font également valoir que la chaleur n'aurait pas été suffisante pour provoquer l'effondrement des tours.
La tour 7 du complexe du World Trade Center, située à environ 100 m des tours jumelles, fait aussi l'objet de telles spéculations. Bien qu'elle n'ait pas été touchée par un avion, la tour de 47 étages s'est effondrée quelques heures après les tours jumelles, le jour du 11 septembre. Dans un documentaire diffusé en septembre 2002, le propriétaire du WTC, Larry Silverstein, a admis en avoir autorisé la destruction contrôlée, le jour des attentats, sous les conseils du département d'incendies de la Ville de New York.Fait à noter: En 2005, une récompense de un million de dollars a été offerte par le milliardaire Jimmy Walter à toute personne qui serait en mesure de prouver que les tours jumelles se sont effondrées sans explosifs. Le prix n'a jamais été réclamé.
Exercices militaires le jour des attentats
D'importants exercices militaires ont eu lieu le matin même du 11 septembre sous l'égide de l'armée de l'air des États-Unis, le NORAD, la CIA, l'agence d'espionnage NRO, l'administration de l'avion civile FAA et l'Agence fédérale des situations d'urgence (FEMA). Ces exercices comportaient notamment des simulations d'attaques et des détournements d'avions. Certains pensent que ces opérations militaires ont permis aux véritables pirates de l'air d'attaquer à ce moment en sol américain, avec la complicité des autorités américaines.
Allégations de délits d'initiés
Dans son livre La face cachée du 11 septembre, le journaliste français Éric Laurent fait état de délits d'initiés liés aux attentats du 11 septembre. Ainsi, dans les jours précédant les attaques, un nombre anormalement élevé de transactions boursières aurait été effectué sur les actions de la Banque Morgan Stanley, présente au World Trade Center, ainsi que de United Airlines et d'Americain Airlines, les deux seules compagnies aériennes à qui appartenaient les avions détournés. Les compagnies d'assurances Axa Re et Munich Re, qui assuraient le complexe du WTC, ont également fait l'objet de ventes juste avant le 11 septembre. La commission d'enquête officielle a rejeté les allégations de délits d'initiés.
Oussama ben Laden et Al-Qaïda
« Le réseau Al-Qaïda a été fabriqué par les services de renseignements américains. Qu'on nous dise que c'est un ennemi, mais qu'on reconnaisse que c'est nous qui l'avons créé. Ça fait une drôle de différence dans l'interprétation qu'on donne de la guerre au terrorisme » - Michel Chossudovsky.
Oussama ben Laden, chef du réseau Al-Qaïda, a été recruté par les services de renseignements américains pour lutter contre les Soviétiques en Afghanistan dans les années 1980. « ...l'arrivée des talibans au pouvoir en 1996 s'est faite grâce à l'aide militaire américaine, canalisée vers les combattants talibans et d'Al-Qaïda par l'entremise de l'ISI (services secrets pakistanais) », affirme M. Chossudovosky.
L'auteur du livre Guerre et mondialisation. La vérité derrière le 11 septembre explique que la collaboration entre Al-Qaïda et les Américains s'est poursuivie tout au long des années 90, notamment dans les Balkans (Bosnie, Kosovo), jusqu'aux attaques du 11 septembre.
Deux mois avant les attentats, en juillet 2001, Oussama ben Laden a été hospitalisé à l'Hôpital américain de Dubaï, aux Émirats arabes unis. Durant son séjour, il aurait reçu la visite du représentant de la CIA dans la région.
Le 10 septembre 2001, soit la veille des événements, le chef d'Al-Qaïda, qui est déjà recherché par les États-Unis pour des attentats commis en Afrique en 1998, est de nouveau hospitalisé pour ses problèmes de reins. Cette fois, il est accueilli dans un hôpital militaire à Rawalpindi, au Pakistan, pays allié des Américains.
Le rôle des services secrets pakistanais
La CIA a soutenu financièrement et militairement les militants du Djihad islamiste à travers les services de renseignements militaires pakistanais (ISI).
Entre le 4 et le 13 septembre 2001, soit la semaine des attentats, le chef de l'ISI, le général Mahmoud Ahmad, se trouvait à Washington pour des entretiens de « haut niveau » au département d'État, au Pentagone, à la CIA et au Conseil national de sécurité. Après les attaques contre le WTC et le Pentagone, la Maison-Blanche a demandé officiellement la collaboration du Pakistan pour la capture Ben Laden. Islamabad a accepté et a envoyé le général Ahmad en Afghanistan pour négocier avec les talibans.
Or, à l'été 2001, le général Ahmad aurait versé 100 000 $ sur le compte de Mohamed Atta, chef de file des kamikazes du 11 septembre, par l'intermédiaire de Ahmed Omar Cheikh. Sur la base de preuves fournies par l'Inde, les autorités américaines réclament la tête du général Ahmad. Ce dernier est démis de ses fonctions le 8 octobre 2001, le lendemain des premiers bombardements américains en Afghanistan.
La famille Ben Laden et le groupe Carlyle
La famille d'Oussama ben Laden entretient des liens d'affaires avec les Américains. « Le groupe Ben Laden, évalué à 5 milliards de dollars, est si étroitement lié à la famille royale saoudienne qu'il est même associé à des transactions portant sur l'achat d'armements aux États-Unis », écrit Éric Laurent dans La guerre des Bush.
La famille Ben Laden est également un partenaire financier du groupe Carlyle, une compagnie d'investisseurs privés qui gère près de 13 milliards de dollars d'investissements dans différentes sociétés d'armement, de télécommunication et de laboratoires pharmaceutiques. George Bush père est conseiller financier de ce groupe peu connu du public. L'ancien secrétaire d'État sous la présidence de Bush père, James Baker, travaille également pour le fonds.
Après la publication d'un article dans le Wall Street Journal, la famille Ben Laden annonce le 26 octobre 2001 qu'elle retire ses 2 millions dollars d'investissements dans le groupe Carlyle. Un mois auparavant, le président Bush avait solennellement annoncé que les États-Unis gèleraient les actifs des groupes soupçonnés de financer les réseaux terroristes...
Pour Michel Chossudovsky, la logique qui sous-tend la politique américaine est on ne peut plus claire. « La politique étrangère des États-Unis ne tend pas à endiguer le déferlement et l'intégrisme islamique. Bien au contraire. L'importante vague de radicalisation de l'islam au Moyen-Orient et en Asie centrale dans la foulée du 11 septembre est conforme aux intentions cachées de Washington. Celles-ci consistent à soutenir plutôt qu'à combattre le terrorisme international dans le but de déstabiliser les sociétés nationales et d'empêcher l'articulation de véritables mouvements sociaux, qui pourraient se dresser contre l'Empire américain », écrit-il dans Guerre et mondialisation. La vérité derrière le 11 septembre.
Hyperliens
Sondage sur les Américains et le 11 septembre
L'effroyable imposture, de Thierry Meyssan
Le Pentagate, de Thierry Meyssan
Un million de dollars pour expliquer l'effondrement des tours
11 septembre/ Centre de recherche sur la mondialisation
Rapport officiel du NIST sur l'effondrement des tours
Le rapport officiel de la commission sur le 11 septembre
« Identifying Misinformation »/Département d'État des États-Unis
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