Militaires canadiens pendant l'opération Méduse, dans le sud du pays
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PC/Les Perreaux
Le général américain James Jones, commandant des opérations de l'OTAN, a estimé, jeudi, que ses troupes déployées dans le sud du pays, parmi lesquelles se trouve une majorité de Canadiens, sont surprises par la résistance des combattants talibans.
Les chefs militaires de l'OTAN font actuellement face à une résistance plus vive que prévu dans leur lutte contre les combattants talibans et réclament l'envoi de renforts dans le sud du pays.
La vaste offensive déclenchée dans la région de Kandahar par les forces de l'OTAN a déjà coûté la vie à 5 militaires canadiens et à 14 Britanniques.
La résistance et la violence auxquelles ils se heurtent dans le secteur sont telles que l'OTAN va maintenant demander aux 37 pays qui ont des troupes en Afghanistan d'envisager un redéploiement partiel vers le sud. L'Allemagne, qui dispose de milliers de soldats dans le nord de l'Afghanistan, un secteur relativement sécurisé, devrait être parmi les premiers pays à être appelé.
Le général Jones a expliqué que les commandants sur le terrain souhaitent obtenir plusieurs centaines de soldats supplémentaires, ainsi que des hélicoptères et des avions de transport tactique.
Les responsables de l'OTAN croient que si ces renforts leur sont envoyés rapidement, le secteur de Kandahar pourrait être sécurisé avant l'hiver.
De nombreux observateurs, dont le Conseil de Senlis, ne partagent toutefois pas cet optimisme. Cette ONG européenne soutient dans un rapport publié cette semaine que les talibans contrôlent dans les faits la moitié sud du pays et qu'ils gagnent du terrain. Les rédacteurs du rapport estiment que les talibans pourraient même déstabiliser le régime en menant des attaques dans la région de la capitale.
En 2006, 115 militaires étrangers ont perdu la vie en Afghanistan. Le Canada, qui déploie actuellement plus de 2000 soldats dans le secteur de Kandahar, a perdu quant à lui 32 soldats depuis 2002.