La communauté arabe et les guerres d'Afghanistan et d'Irak
Depuis les événements de 2001 et la guerre tous azimuts que l'administration Bush a lancée contre le terrorisme international, l'image des États-Unis dans le monde arabe et musulman n'a jamais été aussi mauvaise. Pourquoi? Parce que cette guerre est perçue comme une guerre contre l'Islam.
Faut-il s'en surprendre lorsque l'on entend le président de la plus grande puissance de la planète tout confondre: le Hezbollah, le Hamas, Al-Qaïda, l'Iran et la Syrie (pays de « l'axe du mal »), etc. « Tous des fascistes islamiques », a-t-il dit récemment.
Dans ce contexte, les dirigeants arabes ne veulent ni ne peuvent s'associer aux États-Unis en Afghanistan ou en Irak. Cela serait perçu comme une trahison par leur population. D'autant plus que dans la plupart de ces pays arabes, il y a des groupes djihadistes (guerre sainte) qui sont très actifs et souvent menaçants pour les régimes.
Un fort sentiment d'antiaméricanisme s'est développé ces dernières années dans ces populations arabes qui reprochent une politique de deux poids deux mesures à l'administration Bush dans le conflit israélo-arabe. L'appui inconditionnel donné par Washington à Israël dans la récente offensive contre le Liban n'a fait que renforcer ce sentiment.
On se méfie également de ce projet américain de démocratisation du Grand Moyen-Orient. Ces mêmes populations voient par ailleurs en Ben Laden un justicier, un défenseur des valeurs et intérêts arabes, un véritable nouveau Saladin.