Le G8 atteint un consensus

Les dirigeants des pays du G8 au travail   © AFP/Patrick Kovarik

Réunis à Saint-Pétersbourg, en Russie, les dirigeants du G8 unissent leur voix dans l'espoir de mettre un terme à l'escalade des violences dans la région du Liban et d'Israël, malgré leurs divergences.

Réunis à Saint-Pétersbourg, les pays les plus industrialisés aplanissent leurs divergences pour adopter une déclaration commune, qui réclame notamment la fin des opérations militaires israéliennes et des bombardements du Hezbollah.

Dans une déclaration commune, les chefs d'État et de gouvernement des pays les plus riches citent quatre conditions pour y parvenir. « La priorité la plus urgente est de créer les conditions à un arrêt durable des violences », indique le document.

Les Huit appellent Israël à cesser ses opérations militaires au Liban et dans la bande de Gaza et le Hezbollah à mettre un terme à ses bombardements visant l'État hébreu. Ils réclament également « le retour des soldats israéliens » enlevés par la milice chiite libanaise de même que la « libération des ministres et parlementaires palestiniens arrêtés ».

Le G8 suggère en outre que le Conseil de sécurité de l'ONU se prononce en faveur d'une « présence internationale de sécurité et d'observation » au Liban-Sud, fief du Hezbollah.

Les leaders du G8 s'inquiètent aussi du « nombre grandissant de victimes civiles de tous les côtés et [des] dégâts aux infrastructures ».

Enfin, le G8 met notamment en cause les « forces extrémistes qui cherchent à déstabiliser la région et à saper les aspirations des Palestiniens, des Israéliens et des Libanais à la démocratie et à la paix ».

Les membres du G8 mettent de l'eau dans leur vin

Plusieurs pays, dont les États-Unis et le Canada, avaient fait savoir qu'ils appuyaient sans réserve le gouvernement israélien. Washington souhaitait que le G8 adopte une déclaration condamnant explicitement le Hezbollah pour son rôle dans la crise. Il voulait également mettre à l'index la Syrie, l'Iran et le Hamas en raison de leurs actions « faisant échouer la démocratie et la paix dans la région ».

Vendredi, le premier ministre Stephen Harper a de son côté qualifié de « mesurée » la riposte israélienne à l'enlèvement de deux soldats par le Hezbollah, tandis que le président français, Jacques Chirac, la juge disproportionnée.

Son homologue russe, Vladimir Poutine a pour sa part accusé l'État hébreu de nourrir des desseins plus vastes que la seule libération de ses soldats enlevés par le Hezbollah.

Dans la nuit de samedi à dimanche, à New York, le Conseil de sécurité de l'ONU n'est pas parvenu à se mettre d'accord sur un texte demandant un cessez-le-feu au Liban, comme le réclamaient le Liban et les pays arabes.

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