Explosion d'un minibus à Kandahar
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AFP/Hamed zalmy
Les talibans ont revendiqué l'attentat à la bombe qui a fait 10 morts et 16 blessés, jeudi, à Kandahar. L'engin explosif se trouvait à bord d'un minibus transportant des employés afghans de la base militaire canadienne située dans cette ville du sud du pays.
Les talibans font exploser un minibus transportant des employés civils afghans de la base militaire canadienne de Kandahar. L'attaque fait 10 morts et 16 blessés.
« Quiconque travaille pour les Américains, où que ce soit en Afghanistan, est une cible. Il faut qu'ils arrêtent de travailler pour les Américains ou leurs amis », a affirmé Yousuf Ahmadi, porte-parole des talibans, à l'Agence France Presse (AFP).
Des centaines de civils afghans, traducteurs, ouvriers ou personnel chargé du nettoyage se rendent quotidiennement à la base de Kandahar, où se trouve l'essentiel du contingent militaire canadien en Afghanistan.
Le bilan de l'attentat est l'un des plus lourds qu'a connus le pays depuis le début de l'année. En janvier, un attentat à la moto piégée avait fait plus de 20 morts dans l'est de la province de Kandahar et une attaque-suicide avait tué 4 passants, début juin, dans la capitale provinciale.
L'attentat survient au moment où 11 000 soldats des forces de la coalition, dont 2000 Canadiens, lancent une vaste offensive contre les talibans dans quatre provinces du sud du pays, dans le cadre d'une campagne militaire entamée à la mi-mai et tenue secrète jusqu'ici.
Une présence qui pourrait être longue
Le secrétaire général de l'OTAN affirme que l'organisation ne peut se permettre un échec en Afghanistan, parce que le pays redeviendrait alors un camp d'entraînement pour terroristes. Jaap de Hoop Scheffer a fait cette déclaration à l'antenne de la télévision anglaise de Radio-Canada.
Le numéro un de l'OTAN est au Canada pour une visite de deux jours au cours de laquelle il discutera avec le premier ministre Stephen Harper de l'engagement du pays dans le conflit afghan.