Le Parlement irakien (archives)
Le Parlement irakien issu des élections législatives du 30 janvier a accordé sa confiance, samedi, au gouvernement d'union nationale formé par le premier ministre Nouri al-Maliki.
Les députés approuvent le nouveau gouvernement d'unité nationale proposé par le premier ministre Nouri al-Maliki. Celui-ci promet de fixer un échéancier pour mettre fin à la mission des forces multinationales.
Le cabinet est formé de 37 ministres, dont deux vice-premiers ministres.
Devant les difficultés des tractations entre les listes sunnites et chiites, M. Maliki a dû se résoudre à présenter un gouvernement incomplet. Trois des portefeuilles seront donc dirigés par intérim par le premier ministre et ses adjoints. M. Maliki assumera les fonctions de ministre de l'Intérieur, le sunnite Salam al-Zobaïe celui de la Défense et le Kurde Barham Saleh celui de la Sécurité nationale.
La responsabilité du ministère stratégique du Pétrole revient à un chiite indépendant, Hussein al-Chahristani. Le Kurde Hoshyar Zebari a été maintenu à la tête des Affaires étrangères.
Seule ombre au tableau: des députés de la coalition sunnite Front de la Concorde ont quitté l'assemblée pour protester contre la présentation d'un gouvernement incomplet.
Selon les termes de la Constitution irakienne, les députés ont approuvé le nom de chaque ministre individuellement. Ils se sont ensuite prononcés sur le programme du gouvernement exposé par M. Maliki.
Nouri al-Maliki
Dans son discours, celui-ci a déclaré aux 275 députés que la principale priorité de son équipe serait de rétablir la stabilité et la sécurité dans un pays en proie aux violences quotidiennes.
Le chef du gouvernement a annoncé qu'il fixerait « un calendrier objectif pour transférer la mission de sécurité complète aux forces irakiennes et mettre fin à la mission des forces multinationales ».
Désigné le 22 avril, M. Maliki avait jusqu'au 22 mai pour présenter son gouvernement.
Pour la seule matinée de samedi, les violences ont fait au moins 27 morts, dont 19 dans un attentat à la bombe à Bagdad, et 69 blessés. Les forces de l'ordre ont par ailleurs retrouvé les corps sans vie de 21 Irakiens, qui ont apparemment été enlevés et torturés.