Rona Ambrose sous le feu des critiques

La ministre Rona Ambrose La ministre Rona Ambrose (archives)

Premier coup d'éclat des environnementalistes, lundi, à l'ouverture de la Conférence de l'ONU sur les changements climatiques de Bonn.

Des groupes écologistes réclament la démission de la ministre canadienne de l'Environnement à titre de présidente de la conférence de l'ONU, qui s'est ouverte lundi à Bonn.

Le Réseau action climat, un organisme international, a immédiatement demandé la démission de la ministre fédérale de l'Environnement Rona Ambrose de la présidence de la conférence.

Ce réseau représente plus de 300 organismes non gouvernementaux de partout dans le monde, dont Les amis de la terre et Fonds mondial pour la nature.

Selon ce groupe, le Canada ne peut présider la rencontre internationale s'il refuse de respecter les objectifs de réduction des gaz à effet de serre du protocole de Kyoto.

Actions canadiennes

La semaine dernière, les groupes environnementaux canadiens ont aussi exigé que Mme Ambrose démissionne de son poste de présidente. Ils dénoncent du même souffle le démantèlement des programmes de lutte contre les changements climatiques amorcé par les conservateurs.

De son côté, le premier ministre Stephen Harper a assuré que les problèmes reliés aux changements climatiques demeuraient une de ses priorités. Le gouvernement conservateur a cependant indiqué à plusieurs reprises qu'il ne respecterait pas les échéances de l'accord de Kyoto, soit de faire passer les émissions de gaz à effet de serre du Canada à 6 % sous le niveau de 1990. Ottawa doit présenter à l'automne son propre plan de réduction des gaz à effet de serre.

Lors de la Conférence de l'ONU sur les changements climatiques de Montréal, en décembre dernier, l'ancien ministre de l'Environnement, le libéral Stéphane Dion, avait joué un rôle important pour rapprocher les pays signataires du protocole de Kyoto. Le Canada a accédé à la présidence de la conférence des parties en vue des nouvelles négociations visant à renouveler l'entente après 2012.

Les pays riches invités à montrer l'exemple

KYOTO

Les quelque 160 pays signataires de la Convention-cadre de l'ONU sur les changements climatiques (CCNUCC) sont tous représentés à Bonn.

Les pays en développement devraient exhorter les pays plus riches à montrer l'exemple en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ils font valoir que les pays du Nord sont les plus grands responsables du réchauffement climatique depuis la révolution industrielle.

« Les pays en développement attendent des pays industrialisés qu'ils jouent un véritable rôle moteur dans les efforts pour limiter les émissions avant qu'ils n'acceptent eux-mêmes des objectifs contraignants », a déclaré Richard Kinley, secrétaire par intérim de la Convention-cadre de l'ONU.

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