
Journaliste : Sophie-Hélène Lebeuf
![]() Le Parlement irakien |
L'Irak a amorcé un important virage politique. Après 50 ans de dictature, le pays jadis contrôlé par la minorité sunnite est maintenant dirigé par un gouvernement élu pour quatre ans. Les avancées politiques du pays, troisième réserve mondiale de pétrole connue, demeurent cependant bien fragiles.
L'intervention militaire américaine qui a chassé Saddam Hussein du pouvoir devait faire de ce pays un modèle de démocratie et de stabilité au Proche-Orient. Alors que les troupes étrangères en sont à leur quatrième année dans le pays, l'idéal est cependant loin d'être atteint.
Voulue par l'administration Bush, la mise sur pied d'institutions politiques a connu de nombreux ratés, trouvant souvent leur origine dans la fracture religieuse et ethnique de la société irakienne.
Les défis sont de taille: apaiser les tensions intercommunautaires, principalement entre chiites et sunnites, rétablir l'ordre civil, désarmer les milices, reconstruire l'économie et mener à bien le processus politique amorcé après plusieurs mois d'impasse.
| « Nous allons travailler à lever les injustices héritées de la dictature qui frappent toutes les catégories du peuple irakien, qu'elles soient arabe, kurde, sunnite, chiite, sabéenne ou yézédie. » |
Impossible d'oublier que l'Irak est en outre devenu une des places fortes du terrorisme international. L'ironie, c'est que l'Irak de Saddam Hussein risquait, selon Washington, de subventionner le terrorisme, faute d'une intervention militaire.
En somme, la démocratie naissante a encore un long chemin à parcourir.
| La quadrature du cercle |