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Mise à jour le mercredi 10 mai 2006 à 17 h 32
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Journaliste : Sophie-Hélène Lebeuf

Le Parlement irakien

Le Parlement irakien

L'Irak a amorcé un important virage politique. Après 50 ans de dictature, le pays jadis contrôlé par la minorité sunnite est maintenant dirigé par un gouvernement élu pour quatre ans. Les avancées politiques du pays, troisième réserve mondiale de pétrole connue, demeurent cependant bien fragiles.

L'intervention militaire américaine qui a chassé Saddam Hussein du pouvoir devait faire de ce pays un modèle de démocratie et de stabilité au Proche-Orient. Alors que les troupes étrangères en sont à leur quatrième année dans le pays, l'idéal est cependant loin d'être atteint.

Voulue par l'administration Bush, la mise sur pied d'institutions politiques a connu de nombreux ratés, trouvant souvent leur origine dans la fracture religieuse et ethnique de la société irakienne.

Les défis sont de taille: apaiser les tensions intercommunautaires, principalement entre chiites et sunnites, rétablir l'ordre civil, désarmer les milices, reconstruire l'économie et mener à bien le processus politique amorcé après plusieurs mois d'impasse.

« Nous allons travailler à lever les injustices héritées de la dictature qui frappent toutes les catégories du peuple irakien, qu'elles soient arabe, kurde, sunnite, chiite, sabéenne ou yézédie.  »
- le premier ministre Nouri Maliki, 23 avril 2006

Impossible d'oublier que l'Irak est en outre devenu une des places fortes du terrorisme international. L'ironie, c'est que l'Irak de Saddam Hussein risquait, selon Washington, de subventionner le terrorisme, faute d'une intervention militaire.

En somme, la démocratie naissante a encore un long chemin à parcourir.

 La quadrature du cercle
« Si nous partons, les Irakiens respectueux des lois risquent certes de voir augmenter les violences claniques, la balkanisation et les incursions étrangères. Mais ils risquent aussi de voir augmenter les violences claniques, la balkanisation et les incursions étrangères si nous restons.  »
- Arthur Schlesinger Jr. et Theodore C. Corensen, The New York Times