
Le nouveau Parlement
![]() Le premier ministre de transition, Ibrahim Al-Jaafari |
En décembre 2005, les Irakiens vont aux urnes pour la troisième fois de l'année. Ils doivent cette fois-ci élire une nouvelle Assemblée nationale, qui exercera un mandat de quatre ans, pour remplacer l'instance de transition élue quelques mois plus tôt.
L'Alliance irakienne unifiée (AIU), la coalition des partis chiites, arrive de nouveau en tête, mais perd sa majorité absolue, récoltant 128 des 275 sièges (voir Les chiites conservateurs au pouvoir). L'un des grands perdants de ce scrutin est l'ex-premier ministre de transition Iyad Allawi, qui voit son bloc fondre de 40 à 25 sièges. Conformément à la Constitution, 70 femmes, soit le quart des députés, siègent dans le nouveau Parlement.
Rapidement, les tractations sur la formation d'un gouvernement de coalition, qui doit inclure des membres des principaux partis chiites, sunnites et kurdes s'amorcent. Devant l'échec des pourparlers, la réunion du Parlement est reportée à plusieurs reprises.
L'impasse réside principalement dans la candidature du premier ministre de transition, Ibrahim Jaafari, un chiite. Chef de file de Dawa, l'un des principaux partis de l'AIU, il est contesté par les sunnites, les Kurdes et même par une partie des chiites, dont le très influent ayatollah Ali Sistani.
Son désistement, en avril 2006, permet de dénouer la crise. Quelques jours plus tard, les députés peuvent enfin se réunir pour choisir leurs dirigeants, ce qu'ils font en respectant l'équilibre ethnique de la nation. (voir Le processus politique est relancé)
![]() Photo: AFP/SAFIN HAMED Le président Talabani |
Ils choisissent alors comme président du Parlement le député sunnite Mahmoud Machhadani, du Front de la concorde. Ils reconduisent en outre le Kurde Djalal Talabani, de l'Union patriotique kurde (UPK), à la présidence de la République irakienne, à qui ils adjoignent le sunnite Tarek Al-Hachémi et le chiite Adel Abdel Mehdi comme vice-présidents.
Le président Talabani désigne le chiite Nouri Maliki au poste de premier ministre. Ce dernier dispose de 30 jours pour former un cabinet. Deux jours avant l'échéance, le Parlement irakien accorde sa confiance au gouvernement d'union nationale formé par le premier ministre. (voir Irak: le nouveau gouvernement investi)
Mais les difficultés des tractations entre les listes sunnites et chiites ont forcé ce dernier à présenter une formation incomplète. Trois des principaux portefeuilles sont dirigés par intérim par le premier ministre et ses adjoints: M. Maliki assume les fonctions de ministre de l'Intérieur, le sunnite Salam al-Zobaïe celui de la Défense et le Kurde Barham Saleh celui de la Sécurité nationale.
Composition du Parlement
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