René Préval, lors de son premier mandat en tant que président, en 1999
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AFP/Robert LABERGE
Son mandat terminé, René Préval a tout simplement quitté le devant de la scène pour se replier sur son village de Marmelade, laissant le palais présidentiel à la portée d'un Jean-Bertrand Aristide qui y entrera dans la controverse quelques mois plus tard.
Alors que le pays sombre lentement dans une autre crise politique, René Préval, lui, oeuvre auprès des paysans de Marmelade, diversifiant l'économie locale et multipliant, en cinq ans, les revenus des paysans locaux par quatre.
Sympathisants de René Préval célébrant sa victoire le 2 février 2006.
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AFP/ROBERTO SCHMIDT
Selon ce que René Préval lui-même raconte, ce n'est qu'en raison de la forte insistance des paysans et des Haïtiens les plus pauvres qu'il a accepté, à la dernière minute, de se représenter aux élections de février 2006.
Ainsi, pour les pauvres, René Préval est certainement l'homme du peuple, le président qui saura être à l'écoute de leurs besoins. Un peu, en fait, la même image qui a longtemps été accolée à Jean-Bertrand Aristide.
La même image qui a permis à Préval d'être réélu à la tête d'un pays qui aurait bien besoin de s'affranchir d'un passé marqué par la violence et la corruption.