
Guantanamo, le mot à lui seul fait frémir. Surtout depuis que la vérité sur cette prison hors de l'ordinaire, située à Cuba, circule dans le monde. Quelque 500 personnes y sont détenues sans inculpation, dans des conditions qui rappellent la torture. Deux organismes réclament la fermeture de Guantanamo. D'une part, Amnistie internationale et, d'autre part, le comité des Nations unies contre la torture.
Pour Amnistie internationale, une organisation de défense des droits de la personne, cette prison est une aberration. Dans un rapport, on peut lire qu'en 2005, « les conditions de détention s'apparentaient à une forme de traitement cruel, inhumain ou dégradant. Ces personnes étaient toujours privées du droit de contester la légalité de leur détention ».
Le comité des Nations unies contre la torture, de son côté, demande à Washington de faire entrer les détenus de Guantanamo dans le système judiciaire ou de les libérer. Au lendemain de son assermentation, en janvier 2009, le président des États-Unis, Barack Obama a promis qu'il fermerait la prison de Guantanamo. Certains prisonniers pourraient être transférés dans les prisons de très haute sécurité aux États-Unis, appelées « Supermax ». D'autres pourraient être jugés dans des tribunaux américains.
La journaliste de la radio de Radio-Canada Dorothée Giroux a visité la prison de Guantanamo en mai 2006. Elle a vu comment fonctionnaient les tribunaux militaires. Elle a aussi rencontré des avocats militaires, un détenu et un avocat représentant un groupe de défense des droits de la personne. Par la suite, elle s'est rendue en France où elle a rencontré un homme qui y a été détenu pendant 28 mois.
Dimanche Magazine
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