La course à la prospérité cache un aspect sur lequel les dirigeants chinois n'aiment guère attirer l'attention : la répression. Pour atteindre leurs objectifs, les autorités exigent de la population une soumission totale au Parti communiste et à ses objectifs.
La dissidence et la critique politique sont interdites, mais aussi, depuis quelques années, la résistance au développement économique. Les paysans qui refusent d'être expropriés en sont les principales victimes, tout comme les citoyens qui s'opposent à la bureaucratie corrompue, et les ouvriers qui protestent contre leurs conditions de travail.
Il y a 20 ans, les mises à mort publiques et les expositions de photos de condamnés exécutés étaient monnaie courante. Les autorités se servaient de ces campagnes de répression contre le crime pour éliminer les contestataires.
Aujourd'hui, si elle veut être reconnue comme une grande puissance, la Chine doit accepter certaines formes de contestation. Une nouvelle génération de militants des droits de l'homme commence à prendre sa place, cependant, ils frôlent le danger quotidiennement. La répression, au 21e siècle, prend d'autres formes, mais est toujours aussi présente.
Reportage diffusé à l'émission Le Point le jeudi 9 mars.
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