Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

International

Mise à jour le vendredi 3 février 2006 à 17 h 22
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États-Unis - Venezuela

Nouvelle escalade diplomatique

De nouveaux incidents viennent tendre davantage les relations entre Washington et Caracas. Les États-Unis ont en effet décidé, vendredi, d'expulser, Jeny Figueredo Frias, la chef de cabinet de l'ambassadeur vénézuélien à Washington.

Le porte-parole du département d'État, Sean McCormack

Selon les autorités américaines, il s'agit d'une mesure de rétorsion à l'encontre du Venezuela, au lendemain de l'expulsion de l'attaché naval américain de l'ambassade des États-Unis à Caracas.

« Nous n'aimons pas entrer dans ce type de jeux de "oeil pour oeil, dent pour dent" avec le gouvernement vénézuélien, mais c'est lui qui a commencé et les États-Unis ont choisi de rétorquer », a indiqué le porte-parole du département d'État, Sean McCormack.

De son côté, le gouvernement du Venezuela a immédiatement dénoncé ces représailles, qualifiées d'« incongrues et disproportionnées », et déclaré qu'il allait y répondre fermement et sans le moindre extrémisme.

La vice-ministre des Affaires étrangères chargée de l'Amérique du Nord, Mari Pili Hernandez, a estimé que la décision américaine n'était « pas comparable » avec celle du Venezuela, cette dernière étant selon elle fondée sur la violation de la Convention de Vienne.

Un diplomate américain expulsé

Le président du Venezuela, Hugo Chavez

Hugo Chavez

Jeudi, le président vénézuélien, Hugo Chavez, a expulsé l'attaché naval de l'ambassade des États-Unis à Caracas, le capitaine John Correa, en l'accusant d'espionnage.

Un groupe de militaires vénézuéliens, en majorité des membres de la marine de guerre, font l'objet d'une enquête, soupçonnés d'avoir transmis au Pentagone des informations secrètes par l'intermédiaire de John Correa.

Le département d'État américain, qui attribue au gouvernement vénézuélien la responsabilité des relations tendues entre les deux pays, a totalement rejeté les accusations des autorités du Venezuela.

Du même coup, Washington a annoncé qu'il répliquerait par voie diplomatique à la lettre envoyée par Caracas.

Durant une visite dans un théâtre de Caracas, Hugo Chavez a affirmé que son pays respectait les conventions internationales. « Nous avertissons le gouvernement impérialiste des États-Unis que si ses militaires accrédités au Venezuela continuent de faire ce qu'a fait le capitaine Correa, ils seront arrêtés l'heure venue et remis à leur ambassade » pour quitter le pays, a-t-il déclaré.

En 2004, M. Chavez avait aussi expulsé des missionnaires américains en les accusant de liens avec la CIA.

Rumsfeld en rajoute

Donald Rumsfeld

Donald Rumsfeld (archives)

Jeudi, le secrétaire à la Défense des États-Unis, Donald Rumsfeld, en a remis, en comparant Hugo Chavez à Adolf Hitler. Il a expliqué que le président vénézuélien avait assis son pouvoir après avoir été élu légalement, tout comme le führer.

M. Rumsfeld s'est inquiété des récentes élections qui ont consacré la victoire de dirigeants populistes en Amérique du Sud, notamment celle du leader indien Evo Morales en Bolivie. « Et maintenant, bien sûr, [M. Chavez] travaille de près avec [le président cubain] Fidel Castro, M. Morales et d'autres », a déclaré le secrétaire américain, devant le National Press Club à Washington.


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