
Irak
En Irak, les ravisseurs de la journaliste américaine Jill Carroll ont menacé mardi de la tuer dans les 72 heures si les États-Unis ne libéraient pas toutes les femmes détenues dans les prisons irakiennes.
![]() |
C'est ce qu'a rapporté la chaîne arabophone Al-Jazira, qui a diffusé une brève séquence vidéo sans son de l'otage. Les ravisseurs se sont identifiés comme étant les Brigades de la vengeance, un groupe jusqu'ici inconnu en Irak.
Les autorités américaines ont assuré faire leur possible, en coopération avec les Irakiens, pour obtenir sa libération.
Jill Carroll travaille pour le quotidien américain Christian Science Monitor, un des fleurons de la presse américaine et qui, malgré son nom, n'est pas un journal religieux.
Elle a été enlevée le 7 janvier par des hommes armés à Bagdad qui ont tué son interprète irakien. Sa famille a supplié les ravisseurs de faire preuve de miséricorde en épargnant sa vie.
Cette pigiste de 28 ans avait fait de nombreux reportages au Moyen-Orient au cours des trois dernières années, notamment pour des journaux jordaniens et italiens.
Selon l'organisation de défense de la presse Reporters sans frontières, Jill Carroll est le 31e professionnel des médias enlevé depuis le début de la guerre en Irak, en 2003.
Par ailleurs, quatre militants pacifistes chrétiens, dont les Canadiens James Loney et Harmeet Singh Sooden, sont toujours en captivité.
L'armée américaine mène une vaste offensive contre les talibans dans le sud.