Alors que l'administration Bush estimait, au printemps 2003, que l'invasion irakienne allait être financièrement « abordable », une étude réalisée par le prix Nobel de l'économie Joseph E. Stiglitz évalue le coût de cette guerre à plus de 2000 milliards de dollars américains.
Au printemps 2003, l'administration Bush qualifiait de « très, très élevé » le chiffre de 200 milliards de dollars avancé par l'un de ses conseillers. Aujourd'hui, une étude porte ce coût à plus de 2000 milliards.
L'enquête, réalisée par le professeur Stiglitz et la professeure Linda Bilmes, de l'université Harvard, prend en compte non seulement les coûts directs des opérations militaires sur le terrain, mais aussi de nombreux frais imprévus, telles les pensions d'invalidité qui seront versées aux milliers de soldats américains blessés.
Le professeur Stiglitz
Les deux universitaires tiennent aussi compte dans leurs calculs des frais de recrutement de nouveaux militaires pour relever les effectifs présents en Irak ou encore de l'impact du conflit sur l'économie américaine.
Avant l'intervention militaire, déclenchée en mars 2003, la Maison-Blanche avait rejeté les conclusions d'un des conseillers économiques du président Bush, qui estimait les coûts de la guerre à quelque 200 milliards de dollars, les qualifiant de « très, très élevés ».