
Élections législatives
Dossier

Vote irakien en Jordanie
Les élections législatives se poursuivent sous le signe de la violence en Irak, avec le vote des Irakiens expatriés. Un candidat sunnite, Mizhar al-Dulaimi, a été tué par balle et trois de ses gardes du corps ont été blessés à Ramadi.
M. Al-Dulaimi dirigeait son propre parti. « Des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu sur sa voiture à Ramadi, le tuant et blessant la personne qui l'accompagnait », a indiqué le ministère de l'Intérieur.
Cet assassinat est le plus récent d'une vague de meurtres et d'attentats visant le processus électoral. Les sunnites présentant leur candidature ou travaillant pour l'élection sont les plus souvent ciblés par les attaques
Cette élection décidera de la composition du prochain Parlement irakien qui restaurera la pleine et entière souveraineté du pays, menant au retrait des troupes américaines et de leurs alliés.
Talabani lève le nez sur la présidence
Le président en exercice, le Kurde Jalal Talabani, a indiqué qu'il ne briguait pas de second mandat présidentiel. Il déplore le peu d'importance accordé au président dans la nouvelle Constitution. Le président est trop peu impliqué dans la gestion des affaires de l'État, selon M. Talabani. « Je ne voudrais pas être un président de protocole. »
Cette sortie du président Talabani pourrait laisser poindre de plus grandes revendications kurdes lors des négociations pour la formation d'un nouveau gouvernement à l'issue de l'élection. La coalition kurde a récolté 25 % d'appuis lors des élections du 30 janvier dernier. Cet appui leur a valu 75 sièges sur les 275 députés qui forment l'assemblée législative, le deuxième bloc en importance. Ils demeureront une puissance politique après l'élection du 15 décembre.