
Mongolie

Photo: AFP/Paul J. RICHARDS
Le président américain George W. Bush a effectué une visite historique en Mongolie dans une quatrième et dernière étape de sa visite en Asie. M. Bush est le premier président américain en exercice à se rendre en Mongolie même s'il n'y est demeuré que quatre heures.
M. Bush a rencontré son homologue Nambaryn Enkhbayar, à Oulan Bator, dans cette jeune démocratie qui appuie l'effort de guerre américain en Irak. « Vous êtes un modèle de succès pour cette région et le monde », a-t-il déclaré dans un discours prononcé au siège d'un gouvernement auquel Washington apporte une aide économique. « Alors que vous construisez une société libre au coeur de l'Asie centrale, le peuple américain est avec vous. »
La Mongolie, ancien satellite soviétique, a pris le virage démocratique en 1992 avec l'élection de son premier président après 70 ans de dictature communiste. Les Américains ont profité de l'occasion pour renforcer leur présence dans ce pays parmi les plus pauvres du monde. Soucieux de se libérer de l'emprise économique de la Chine et de la Russie, le président Enkhbayar a remercié la contribution des Américains: « Cette visite a une signification historique car elle prouve que la Mongolie a un troisième "voisin" ».
Histoire et liberté
Évoquant la mémoire des grands guerriers mongols qui ont construit un vaste empire sous Gengis Khan (1162-1227), M. Bush a remercié la population pour son implication en Irak et en Afghanistan. « En Irak, les forces mongoles ont permis de rendre possible une transformation sensationnelle », a affirmé le président américain, en évoquant la centaine de militaires mongols qui ont pris part aux opérations.
« Nos deux nations savent que leur responsabilité envers la cause de la liberté ne s'arrête pas à nos frontières et que la survie de la liberté dans nos pays dépend de plus en plus du succès de la liberté sur d'autres terres », a poursuivi le président américain, établissant un parallèle entre « l'idéologie communiste » et « l'idéologie du radicalisme islamique », toutes deux « menées par des avant-gardes autoproclamées ».
La visite du président américain en Asie a commencé par des arrêts au Japon, en Corée du Sud et en Chine.