Le président Ahmadinjad est un ancien officier des Gardiens de la révolution.
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a soulevé un tollé mercredi sur la scène internationale en déclarant que l'État d'Israël devait être éradiqué.
Les propos de Mahmoud Ahmadinejad s'attirent la réprobation occidentale et renforcent les États-Unis et Israël dans leur conviction que l'Iran veut se doter de la bombe atomique.
Ces propos, tenus devant 4000 étudiants, dans le cadre d'une conférence intitulée Le monde sans le sionisme.
Le président a tenu ses propos devant 4000 étudiants.
C'est la première fois depuis des années qu'un dirigeant iranien aussi haut placé prône publiquement la disparition d'Israël, et ce, même si l'idée a toujours été soutenue par les mollahs.
La rupture des relations avec Israël a d'ailleurs été l'un des premiers actes diplomatiques de la République islamique instituée en 1979.
Levée de boucliers
Cette charge sans équivoque contre Israël vient à un moment où les tensions internationales sont vives au sujet du programme nucléaire iranien.
Israël et les États-Unis ont vu dans les propos de Mahmoud Ahmadinejad la confirmation que les Iraniens cherchent à se doter de l'arme nucléaire.
« Il est temps de porter le dossier iranien devant le Conseil de sécurité, et le plus tôt sera le mieux », a dit le ministre des Affaires étrangères d'Israël, Sylvan Shalom, pour qui Téhéran est un danger « évident et actuel ».
Des employés à l'oeuvre à la centrale nucléaire l'usine d'Ispahan.
De son côté, le vice-premier ministre d'Israël, Shimon Peres, veut demander l'expulsion de l'Iran des Nations unies, estimant « inconcevable qu'à la tête d'un pays membre de l'ONU se trouve un homme appelant à un génocide ».
Pierre Pettigrew (archives)
Le Canada a aussi condamné les propos de M. Ahmadinejad, jugeant que « cette attitude hostile ne reflète pas l'opinion du peuple iranien ».
« Nous sommes au XXIe siècle, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew. Le Canada n'acceptera jamais ce genre de haine, d'intolérance et d'antisémitisme. Jamais. » Il a estimé ces déclarations troublantes, au vu des ambitions nucléaires de l'Iran.
À Paris, le Quai d'Orsay a convoqué immédiatement l'ambassadeur iranien afin d'obtenir des explications sur les déclarations de son président. La Grande-Bretagne et l'Allemagne ont également condamné la sortie de Mahmoud Ahmadinejad.