Un monde de plus en plus sûr

La guerre en Irak continue de faire des victimes, rappelle le rapport.

Chiffres à l'appui, le Human Security Center, de l'Université de la Colombie-Britannique, estime que le monde est de plus en plus sûr.

Selon le Human Security Center, de l'Université de la Colombie-Britannique, les guerres civiles, les génocides et les crises internationales ont tous nettement reculé depuis la fin de la guerre froide.

Dans un rapport sur la sécurité humaine, rendu public lundi, les auteurs constatent une diminution de 40 % du nombre de conflits armés depuis 1992.

Ceux qui persistent font par ailleurs nettement moins de victimes. Le nombre moyen de morts par conflit est passé de 37 000 en 1950, pendant la Guerre de Corée, à 600 en 2002.

En dépit des génocides au Rwanda en 1994 et de Srebrenica, en Bosnie, en 1995, les exterminations pour raisons religieuse, ethnique ou politique ont baissé de 80 % entre 1988 et 2001.

Le nombre de réfugiés a par ailleurs reculé de 45 % entre 1992 et 2003.

En revanche, le terrorisme international a progressé. Il s'agit d'une menace sérieuse, mais qui a fait moins d'un millier de morts par an en moyenne au cours des trente dernières années, contre des dizaines de milliers au cours de conflits armés, souligne le rapport.

Une conséquence de la fin de la guerre froide

Financée par le Canada, la Suède, la Norvège, la Suisse et la Grande-Bretagne, cette étude de trois ans attribue principalement le déclin des conflits à la fin de la guerre froide et à l'effondrement de bloc communiste à partir de 1989. La fin du conflit idéologique a permis d'interrompre le flot d'argent pour mener des guerres par procuration dans les pays en développement et a permis aux Nations unies, pour la première fois, de jouer son rôle.

L'amélioration s'explique par le fait que les guerres font moins appel à d'énormes armées et à des armes conventionnelles lourdes. « Les guerres d'aujourd'hui sont des combats de faible intensité à l'arme légère, de petites armes dans des pays très pauvres. Ils sont souvent extrêmement brutaux, mais ils ne tuent pas beaucoup de gens », a expliqué Andrew Mack, le professeur qui a dirigé l'étude, et ancien responsable à l'ONU.

Le document met toutefois en garde contre tout sentiment d'autosatisfaction, précisant que 60 guerres sont toujours en cours dans le monde, dont les conflits en Irak et dans la région soudanaise du Darfour.

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