Secteur public: la trêve estivale est terminéeMise à jour le lundi 22 août 2005 à 9 h 42 .
 . | Afin de protester contre la lenteur des négociations, les syndiqués du secteur public membres du front commun CSN-FTQ entreprennent un cycle de journées de grève qui perturberont la rentrée scolaire dans les réseaux collégial, secondaire et primaire du Québec.Dès ce matin, les employés de soutien de 20 cégeps ont débrayé pendant 24 heures. Dans certains établissements, les syndicats d'enseignants et les associations étudiantes ont l'intention de respecter les piquets de grève, ce qui devrait paralyser la journée de rentrée scolaire.
Au cours des prochains jours, les employés de soutien des commissions scolaires emboîteront le pas, tout comme leurs collègues des organismes gouvernementaux tels que l'aide juridique et les palais des congrès, qui tiendront des demi-journées de grève.
 . | | Michel Murray, de la FTQ, et Ginette Guérin, de la FEESP-CSN . | En tout, près de 35 000 syndiqués de la CSN et de la FTQ, dans 47 commissions scolaires, 34 cégeps et 17 organismes gouvernementaux, participeront à cette série de débrayages qui se tiendront du 22 août au 6 septembre. Environ 73 000 étudiants seront touchés.« Après deux ans sans contrat de travail, les membres ont décidé de mettre un peu de pression sur le gouvernement afin qu'il accouche d'une proposition raisonnable », a affirmé Michel Murray, coordonnateur à la mobilisation pour la FTQ, qui a qualifié les offres d'« insultantes et insuffisantes ». Le portefeuille est vide, selon le ministre Fournier Le gouvernement Charest propose aux 430 000 employés du secteur public, incluant les 110 000 syndiqués de la CSQ qui ne font pas partie du front commun CSN-FTQ, des augmentations de 12,6 % sur 6 ans, incluant les ajustements liés à l'équité salariale.
 . | | Le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier . | Le front commun revendique une hausse de 12,5 % sur 3 ans, excluant le règlement du dossier de l'équité salariale. « Le seul qui est mordu sur ses positions actuellement, c'est le gouvernement Charest », a soutenu M. Murray.Dimanche, le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, a répété que le gouvernement n'avait pas les moyens de bonifier ses offres. « Le portefeuille est vide », a-t-il déclaré, dimanche. Le ministre Fournier a invité les syndicats à régler le conflit de travail à la table des négociations et à ne pas prendre les étudiants en otages. Les deux parties doivent se rencontrer les 25 et 30 août.
|