Vol AF358: les boîtes noires envoyées en FranceMise à jour le vendredi 5 août 2005 à 8 h 33 .
 . | | Réal Levasseur est responsable de l'enquête sur l'accident. . | Les boîtes noires de l'Airbus A-340 d'Air France qui a raté son atterrissage à l'aéroport Pearson de Toronto, mardi, seront envoyées en France pour la lecture des données.Le chef des enquêteurs, Réal Levasseur, a indiqué jeudi que le Bureau de la sécurité des transports au Canada (BST) ne disposait pas de l'équipement nécessaire pour extraire l'information qu'elles contiennent.
L'opération devrait nécessiter deux ou trois jours, a-t-il précisé. Lorsque les données auront été téléchargées, les boîtes noires seront renvoyées au Canada.L'équipe d'enquêteurs a retrouvé mercredi les deux boîtes noires de l'appareil. Elles sont en bon état, a fait savoir le BST, mais ont été légèrement endommagées par les flammes. Conversations entre pilotes et contrôleurs
 . | | Yvan-Miville Deschênes commentant des extraits des conversations. . | Par ailleurs, un site Internet, Live Aviation Radio, a rendu disponibles les conversations entre la cabine de pilotage du vol 358 et les contrôleurs aériens.On y entend notamment le centre de contrôle de la région de Toronto autoriser la descente de l'appareil à diverses altitudes, l'inciter à réduire sa vitesse et l'autoriser à approcher de la piste.
Les enregistrements permettent également de constater que la tour de contrôle de l'aéroport Pearson, responsable des dernières minutes avant l'atterrissage des appareils, était débordée de travail avant le dérapage de l'Airbus d'Air France.Le personnel d'Air France témoigne
 . | Les enquêteurs ont commencé à rencontrer, jeudi matin, le personnel de bord. Le pilote de l'appareil, blessé au dos dans l'accident, ne sera toutefois pas interrogé pour l'instant.Les médecins donneront le feu vert aux enquêteurs lorsqu'ils jugeront son état de santé satisfaisant.
Par ailleurs, le BST a aussi commencé l'analyse des pièces de la carcasse de l'Airbus ravagé par les flammes.
 . | Des enquêteurs ont commencé à démonter une section du train d'atterrissage et du système de direction de l'appareil.Le responsable de l'enquête a déclaré que les moteurs de l'avion étaient en bon état et que trois des quatre inverseurs de poussée étaient correctement déployés au moment de la sortie de piste. Théories et hypothèses
Après avoir réussi son atterrissage, l'avion a été incapable de s'arrêter sur la piste de l'aéroport Pearson.L'appareil a poursuivi sa route sur 200 mètres après la piste avant de s'arrêter dans un ravin et s'enflammer. Sur les 309 personnes à bord, à peine 43 ont été légèrement blessées.
 . | Depuis mardi, plusieurs observateurs ont évoqué l'hypothèse qu'un éclair ait frappé l'Airbus d'Air France, qui tentait de se poser sous une forte pluie. D'autres avancent plutôt la possibilité d'un phénomène d'aquaplanage, en raison de l'accumulation d'eau sur la piste.« Nous examinons tout », autant les conditions météorologiques, que d'éventuels problèmes techniques ou l'erreur humaine, a indiqué M. Levasseur, en refusant de se prononcer sur le temps que prendrait l'enquête. Il a tout de même souligné que le travail s'annonçait « facile » parce que l'accident n'avait fait aucune victime.

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