Fromage introuvable, coup de pub incroyableMise à jour le mardi 2 août 2005 à 15 h 14 .
 . | | Les recherches reprennent mardi. . | Le cheddar immergé dans le Saguenay par la fromagerie Boivin manque toujours à l'appel. Les recherches, suspendues lundi, doivent reprendre mardi.Il semble maintenant certain que les barils se sont déplacés, emportés par les forts courants du fjord. Plutôt que de faire appel à des plongeurs, l'équipe de recherche utilisera un sonar pour fouiller une fosse dont la profondeur atteint plus de 50 mètres.
Entre-temps, l'intérêt des médias se maintient, fournissant à la fromagerie une prodigieuse campagne de publicité gratuite.Les principaux médias nationaux ont parlé de l'aventure du fromage perdu. Pour Normand Turgeon, professeur de marketing à HEC Montréal, cette publicité vaut des centaines de milliers de dollars. « Si on l'avait retrouvé, il est fort probable que ce clin d'oeil aurait été diffusé à bien des endroits, estime-t-il. Ç'aurait duré cinq minutes. Là, ils sont en train d'avoir leurs 15 minutes de gloire. » Le directeur du marketing de la fromagerie, Luc Boivin, admet que cette couverture est inespérée et bienvenue. Les trois quarts de sa production sont consommés au Saguenay et la population de la région décroît. La fromagerie doit donc trouver de nouveaux marchés.
 . | | Luc Boivin . | « Je suis très surpris de l'ampleur, confie-t-il. Ça demeure un projet de recherche, mais c'est sûr que du point de vue du marketing, ça positionne la fromagerie Boivin un peu partout sur la Terre! »D'un autre côté, si le fromage reste introuvable, la perception, jusqu'ici positive, pourrait changer, explique le professeur Turgeon. « On pourrait également, pour certains, se poser la question: étant donné qu'ils ne sont pas capables de le retrouver, ces gens sont-ils sérieux? Est-ce que, dans leur propre chaîne de montage, ils voient réellement bien ce qui se passe? » M. Turgeon ajoute que la fromagerie devra gérer la suite du dossier avec doigté si elle veut conserver l'effet positif de l'aventure. D'autant que l'entreprise a dû retirer, la semaine dernière, un produit déclaré impropre à la consommation par l'Agence canadienne d'inspection des aliments.
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