Victime d'une erreur judiciaire, il prend les grands moyensMise à jour le mardi 26 avril 2005 à 15 h 10 .
 . | Un Québécois qui a passé trois ans derrière les barreaux pour un viol qu'il n'a pas commis a pris les grands moyens pour obtenir réparation du ministère de la Justice.Michel Dumont, qui a été innocenté en 2001 après avoir été emprisonné à tort pour viol, tente depuis trois ans de rencontrer le ministre de la Justice afin d'obtenir réparation après que la présumée victime de ce crime eut déclaré solennellement qu'il n'était pas l'agresseur. « Yvon Marcoux, ministre de l'injustice du Québec »
 . | | Yvon Marcoux, ministre de la Justice du Québec . | Or, devant le silence du gouvernement, Michel Dumont s'est rendu mardi devant l'Assemblée nationale, à Québec, où il a laissé un panneau sur lequel est écrit « Yvon Marcoux, ministre de l'injustice du Québec ».Questionné sur ce dossier, le ministre de la Justice a refusé de commenter l'affaire sous prétexte qu'une poursuite judiciaire était actuellement intentée par M. Dumont relativement à cette affaire. Une vie et une réputation démolies
 . | Michel Dumont, un électricien de La Plaine, père de cinq enfants, réclame en effet 5,8 millions de dollars en compensation pour lui-même et 2,9 millions de dollars pour sa conjointe et ses enfants. L'un d'eux a par surcroît été victime d'attouchements sexuels dans une famille d'accueil où on l'avait placé après l'emprisonnement de son père.L'homme, qui dit avoir subi des sévices pendant son emprisonnement parce qu'on le croyait être un violeur, n'a jamais pu obtenir une rencontre avec les trois derniers ministres de la Justice.
Michel Dumont se dit disposé à accepter un règlement à l'amiable, mais exige une rencontre avec le ministre à ce sujet.
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