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Élections: les partis d'opposition hésitent

Mise à jour le dimanche 10 avril 2005 à 16 h 19
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Les partis d'opposition à Ottawa se penchent sur la possibilité de faire tomber le gouvernement de Paul Martin et de déclencher de nouvelles élections, à la suite des témoignages chocs entendus à la commission Gomery cette semaine.

Les membres du Bloc québécois, qui préparent leur congrès intitulé « Imaginer le Québec souverain! », semblent assez divisés sur cette question. Même si le parti souverainiste pouvait gagner des sièges supplémentaires à la Chambre des communes, certains bloquistes pensent qu'il est préférable de ne pas déclencher immédiatement de nouvelles élections.


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Le chef bloquiste Gilles Duceppe (archives)
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Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a souligné que les révélations de la commission Gomery ont eu beaucoup moins d'impact au Canada anglais qu'au Québec.

Il réfléchit toujours à la possibilité de déposer, cette semaine, une motion de blâme à l'endroit du gouvernement Martin. Pour être effective, cette motion devra recevoir l'appui des autres partis d'opposition.

De son côté, le chef du Parti conservateur a refusé de se prononcer sur cette éventualité. Stephen Harper participait à une manifestation des opposants au mariage gai qui s'est tenue à Ottawa, samedi.


Extrait vidéo
Frédéric Arnould nous parle de la possibilité que des élections anticipées aient lieu
Extrait audio
Michel Pepin explique la réflexion des partis politiques
La veille, son porte-parole Dimitri Soudas a affirmé que M. Harper sillonnerait le Canada pour prendre le pouls de la population sur la possibilité de déclencher des élections.

Quant au premier ministre Martin, il s'est fait discret ces derniers jours.

La Mauricie furieuse


Extrait vidéo
Jessica Jutras rapporte les réactions dans la circonscription de Saint-Maurice
Les révélations de la commission Gomery ont mis en colère des citoyens de Saint-Maurice, l'ancienne circonscription de Jean Chrétien. Un résident fait circuler une pétition réclamant que le PLC restitue aux contribuables l'argent perçu illégalement dans le cadre du programme des commandites.


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Alain Renaud
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Vendredi, de nouveaux témoignages à la commission Gomery ont corroboré le lien entre les contributions financières au Parti libéral du Canada (PLC), l'entourage de l'ancien premier ministre Jean Chrétien et l'octroi de contrats de commandites.

Alain Renaud, qui a gagné 1 million de dollars comme courtier pour Groupaction auprès du gouvernement fédéral, a soutenu que le maintien de relations avec le PLC était la meilleure façon d'obtenir des contrats du gouvernement.

Il a affirmé que Jean Brault, l'ex-président de Groupaction, a donné 50 000 $ en 1993 pour la campagne électorale de Jean Chrétien.

M. Renaud a également mis en cause des proches de Jean Chrétien, notamment son ami Jacques Corriveau, militant libéral, et son chef de cabinet, Jean Pelletier.

M. Chrétien a toujours nié toute implication directe dans le scandale des commandites.



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