Escalade des moyens de pression des étudiantsMise à jour le mercredi 23 mars 2005 à 6 h 31 .
 . | Une centaine d'étudiants de la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE) ont bloqué, mardi matin, l'accès du port et un secteur de la rue Notre-Dame, à Montréal. Leur objectif était de perturber les activités économiques.Plus de 70 camions-remorques ont été immobilisés sur la rue Boucherville, près de Notre-Dame. Une intervention des policiers déjà sur place leur a permis de contourner le barrage en utilisant une autre entrée du port. Les manifestants ont mis le feu à leurs barricades avant de quitter les lieux. Les pompiers sont intervenus pour éteindre les flammes. La police a arrêté une dizaine de manifestants. Dans l'est de Montréal, des étudiants ont tenté de pénétrer à l'intérieur d'un centre opérationnel de la police en après-midi. Quatre personnes ont été arrêtées. Protestations de tous les styles
 . | | Un « study-in » au Complexe Desjardins... . | Toujours à Montréal, quelques centaines d'étudiants en sciences ont organisé un « study-in » au Complexe Desjardins. L'attroupement, qui a été toléré, se voulait avant tout pacifique et symbolique.Pour leur part, deux étudiants de l'Université de Montréal ont entrepris une grève de la faim pour que le gouvernement entende leur appel.
 . | Ils occupent une tente érigée devant les bureaux du ministère de l'Éducation, à Montréal. Un autre étudiant, du cégep Montmorency, à Laval, observe aussi une grève de la faim, depuis dimanche.Des étudiants de l'Université Concordia sont massés devant le bureau du premier ministre du Québec, Jean Charest, pour une journée d'étude. À Québec, de nombreux étudiants ont manifesté à l'intersection du boulevard Charest et de la rue de la Couronne, sans toutefois bloquer la circulation. Par ailleurs, la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau, a offert son appui aux étudiants, accusant le gouvernement d'être très dur envers eux. Loin de l'essoufflement
 . | Tandis que les votes de débrayage continuent de s'accumuler, la CASSEE prévoit une grande manifestation devant l'Assemblée nationale à Québec, jeudi.L'association étudiante, concurrente de la FEUQ et la FECQ, a récemment été écartée des discussions par le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, pour avoir refusé de condamner des actes de violence. Elle souhaite maintenant entraîner de nouveaux étudiants dans le mouvement de grève, dont des élèves du secondaire. Le ministre de l'Éducation attend une proposition
 . | | Le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier . | À Québec, Jean-Marc Fournier a invité les étudiants à lui soumettre une nouvelle proposition, tout en répétant que les étudiants québécois étaient les plus choyés au pays.« Je ne pense pas que la grève soit le bon moyen quand vous êtes la province la plus avantagée, a-t-il dit. Je pense qu'il est temps que nous réglions cela, et ça prend une proposition de la part des étudiants. » Lundi, le ministre a dénoncé le radicalisme des leaders étudiants. S'il ne ferme pas la porte à de nouveaux échanges avec les associations étudiantes, le ministre n'a pas l'intention de faire les premiers pas, ni de revoir son offre soumise la semaine dernière. Mercredi dernier, M. Fournier a refusé d'annuler la conversion de 103 millions de dollars de bourses en prêts, comme le réclament les mouvements étudiants. Il a plutôt apporté des modifications évaluées à 41,5 millions au programme de prêts et bourses. Ainsi, le plafond des prêts a été abaissé de 500 $ à l'université et 250 $ au collégial. En outre, Québec remboursera une partie de la dette des étudiants les plus démunis qui obtiennent leur diplôme dans les temps prescrits, une mesure qui touche 35 % des étudiants admissibles aux prêts et bourses.

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