Hydro veut vendre son électricité au prix du marchéMise à jour le vendredi 11 mars 2005 à 6 h 48 .
 . | | Le PDG d'Hydro-Québec Distribution, André Boulanger (archives) . | Malgré le refus catégorique du gouvernement Charest, en décembre dernier, Hydro-Québec n'a pas abandonné l'idée de vendre son électricité au prix du marché aux Québécois.Devant l'Association de l'énergie électrique, le PDG d'Hydro-Québec Distribution, André Boulanger, a estimé que Québec engrangerait chaque année 5,3 milliards de dollars de plus si la société d'État pouvait se soustraire au principe du bloc d'électricité patrimonial. M. Bélanger a affirmé que le gouvernement provincial pourrait ainsi se payer trois CHUM par an, ou encore payer tous les joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) pendant un an, sans plafond salarial, tout en prolongeant une dizaine d'autoroutes par année. À l'instar de son patron André Caillé, M. Boulanger croit qu'il est temps que les contribuables et consommateurs réfléchissent aux conséquences du maintien de tarifs d'électricité inférieurs à ceux du marché nord-américain. Une contrainte, selon André Caillé En décembre dernier, M. Caillé a affirmé que, le bloc patrimonial, créé par la loi 116 en 2000, constituait une contrainte aux profits d'Hydro-Québec, et, par conséquent, limitait les dividendes versés au gouvernement.
 . | | Le PDG d'Hydro-Québec, André Caillé (archives) . | Selon le PDG d'Hydro-Québec, la hausse des tarifs servirait le développement économique et social du Québec en maximisant les revenus de l'État.Le bloc patrimonial garantit chaque année les 165 premiers terawattheures (TWh) destinés à Hydro-Québec Distribution à 2,79 cents/kWh, ce qui permet aux Québécois de payer l'électricité moins chère que le prix du marché. La division distribution ne s'approvisionne au prix du marché que pour répondre à la partie de la demande qui dépasse cette quantité. D'après M. Boulanger, l'élimination du tarif préférentiel se traduirait par une hausse d'environ 50 % du prix payé par les ménages, les entreprises et les institutions de la province. Mais il soutient que les revenus générés fourniraient à Québec la marge de manoeuvre financière qu'il souhaite. Selon lui, le bloc à rabais constitue un « piège » et un « anachronisme » sur lequel il faudra tôt ou tard s'attarder. Le sujet ne fait cependant pas partie des questions étudiées par la commission parlementaire sur l'énergie, qui poursuit actuellement ses travaux à Québec.
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