Sécurité déficiente aux barrages d'HydroMise à jour le mercredi 16 février 2005 à 15 h 35 .
 . | | Aucune caméra de surveillance, aucun système d'alarme . | Un reportage de Radio-Canada, diffusé mardi, démontre que les installations d'Hydro-Québec sur la rivière Manicouagan et à la baie James sont mal protégées et à la merci des terroristes.Le journaliste Christian Latreille et le caméraman Bernard Huard ont réussi à pénétrer, sans être inquiétés, au coeur des centrales de Manic-5-PA et de LG-2, qui alimentent en électricité 1,5 million de Québécois.
 . | | Des équipements accessibles à tout venant . | Le reportage montre que les portes des centrales ne sont pas verrouillées, qu'il ne s'y trouve aucun agent de sécurité, et que le reporter n'a vu ni caméras de surveillance ni systèmes d'alarme.
 . | On y voit même le journaliste et le caméraman s'approcher des panneaux de contrôle sans rencontrer personne.Hydro tente de bloquer la diffusion La Cour supérieure du Québec a rejeté une demande d'injonction déposée par Hydro-Québec, qui tentait d'empêcher la diffusion de ce reportage. Dans sa demande, Hydro-Québec soutenait que la diffusion de ces reportages représenterait un danger pour ses installations, et ultimement pour la sécurité nationale, en plus de causer un préjudice sérieux et irréparable à son image. Mais le juge Kirkland Casgrain, de la Cour supérieure, a estimé que le reportage était d'intérêt public. Une « mise en scène », selon Caillé
 . | En entrevue au Téléjournal de Radio-Canada, mardi soir, le PDG d'Hydro-Québec, André Caillé, a tenté de se défendre en qualifiant le reportage de « mise en scène ».Il n'a pas reconnu qu'il existait un problème de sécurité aux installations d'Hydro, mais a toutefois admis que certaines images du reportage étaient « inacceptables ». Plus tôt, dans un communiqué, André Caillé a indiqué que les faits rapportés dans le reportage étaient préoccupants. D'autant plus que, selon lui, une vérification des accès à ces installations avait été faite quatre jours avant le passage de l'équipe de Radio-Canada. M. Caillé a promis de prendre tous les moyens pour assurer la sécurité des équipements d'Hydro-Québec. De son côté, le ministre de la Sécurité publique du Québec, Jacques Chagnon, a ordonné à la Sûreté du Québec d'analyser toutes les mesures de sécurité que la société d'État applique à ses centrales.

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