
| Deux poids, deux mesures Mise à jour le mardi 28 septembre 2004 à 13 h 25 .  . | Bien que le gouvernement fédéral affirme ne pas avoir les moyens d'accorder d'importantes augmentations de salaires à ses employés, les juges fédéraux - et donc automatiquement les députés et les ministres - auront droit, en principe, à une augmentation de salaire de 10 %.
Le salaire moyen des quelque 1100 juges nommés par Ottawa doit en effet passer de 220 000 $ par année à 244 000 $, tel que l'a décidé un comité indépendant chargé par la loi de déterminer le salaires des juges.
 . | La subtilité, c'est que cette même loi prévoit qu'en augmentant le salaire des juges, on augmente automatiquement celui des 308 députés. Ceux-ci recevront eux aussi une hausse de 10 %, qui fera passer leur salaire de 141 000 $ à 155 000 $ par année.
Le salaire du premier ministre, calqué sur celui de la juge en chef de la Cour suprême, passera de son côté de 263 000 $ à 289 000 $.
 . | La situation se révèle embarrassante pour le gouvernement Martin, qui n'arrive pas à s'entendre avec ses 130 000 fonctionnaires. Dans les négociations pour une nouvelle convention collective, Ottawa propose plutôt une augmentation de 2,5 % à ses employés, qui sont à deux doigts de faire la grève.
Pressé de réaliser ses promesses électorales, et fragilisé par le caractère minoritaire de son gouvernement, Paul Martin a déjà indiqué, par la voie de son bureau, qu'il n'était pas question d'accorder une augmentation de 10 % aux députés. Le premier ministre souhaite casser le lien entre le salaire des juges et celui des députés - lien qui était perçu, il y a à peine deux ans, comme la solution idéale par tous les partis.
Le reportage de Patrice Roy
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| 7 juin 1973
Début de la visite historique du chancelier ouest-allemand Willie Brandt en Israël. | |






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