
| Début de l'enquête sur l'affaire Maher Arar Mise à jour le lundi 21 juin 2004 à 22 h 32 .  . | L'enquête publique commandée par le gouvernement fédéral pour faire la lumière sur l'affaire Maher Arar s'est ouverte, lundi, à Ottawa. Confiée au juge Dennis O'Connor, de la Cour d'appel de l'Ontario, l'enquête tentera notamment de déterminer quels renseignements ont été fournis par le Canada aux États-Unis pour mener à sa déportation.
Ward Elcock, l'ancien directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), est le premier témoin important à s'être présenté devant la commission. Il n'a pas été interrogé directement sur les faits entourant l'affaire Arar, mais il a parlé des méthodes utilisées par les agents de renseignements pour recueillir de l'information.
 . | M. Arar a déclaré, juste avant que ne débute l'enquête, que sa priorité était de voir son nom « blanchi ».
En septembre 2002, Maher Arar, un ingénieur en informatique de 32 ans, a été arrêté par les autorités américaines à l'aéroport JFK de New York, où il effectuait une escale au retour de vacances en Tunisie. Les États-Unis soupçonnaient le citoyen canadien d'être lié au réseau terroriste Al-Qaïda.
Lui interdisant de retourner au Canada, les autorités américaines l'ont déporté vers la Syrie, son pays d'origine, où il n'avait pas mis les pieds depuis 14 ans. Les autorités syriennes l'ont mis en prison sans qu'aucune accusation n'ait été portée contre lui.
Le Canada a fait pression sur la Syrie pour obtenir sa libération. De retour après plus d'un an dans une prison syrienne, Maher Arar a raconté avoir été torturé lors de sa détention.
Des circonstances nébuleuses
 . | | Maher Arar lors de son retour au Canada, accompagné de sa femme, Monia Mazigh . | Les circonstances de sa déportation n'ont jamais été éclaircies. Les autorités américaines allèguent qu'elles ont été informées par Ottawa de liens possibles entre Maher Arar et Al-Qaïda. Les États-Unis se sont dits prêts à coopérer avec le Canada dans l'enquête.
Des questions ont été soulevées, en particulier sur le rôle joué par Ottawa, la GRC et le SCRS dans cette affaire, et des enquêtes internes ont été effectuées sur le traitement du cas Arar par la police fédérale et le SCRS. Maher Arar croit pour sa part que la GRC est à l'origine de son arrestation parce qu'elle l'aurait soupçonné d'entretenir des liens avec le réseau Al-Qaïda.
Lors de l'annonce de l'enquête publique, M. Arar a dit espérer que l'exercice lui permettra de rétablir sa réputation. Il estime aussi qu'Ottawa lui doit une compensation financière pour cette année perdue.
La ministre de la Sécurité publique, Anne McLellan, a assuré que le juge O'Connor disposerait de tous les pouvoirs pour mener son enquête sur les actions des représentants canadiens dans cette affaire, y inclus ceux d'obliger des témoins à comparaître. Ses conclusions seront rendues publiques le plus rapidement possible, sauf les informations de nature privée ou protégées pour des raisons de sécurité.
Des poursuites contre Washington et Damas
 . | | John Ashcroft (archives) . | Le 22 janvier, devant un tribunal de New York, Maher Arar a déposé une poursuite contre le Procureur général des États-Unis, John Ashcroft, relativement à son expulsion. L'ingénieur en informatique d'Ottawa exige un dédommagement et des excuses pour sa déportation en Syrie par les autorités américaines qui le soupçonnaient d'entretenir des liens avec des terroristes.
Il a aussi évoqué une possible poursuite contre le gouvernement canadien et a déjà inscrit un recours de plusieurs millions de dollars en dommages et intérêts contre les autorités syriennes.
Alain Picard rappelle les faits
Un reportage de René Hardy
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| 7 juin 1973
Début de la visite historique du chancelier ouest-allemand Willie Brandt en Israël. | |






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