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Le Suroît n'est qu'un dernier recours, selon Gaz Métro
Mise à jour le mercredi 19 mai 2004 à 19 h 19
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Maquette de la centrale au gaz qu'Hydro veut construire à Beauharnois.
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Aux audiences de la Régie de l'énergie sur le Suroît, la société Gaz Métro, qui fournirait le combustible nécessaire à l'exploitation de la centrale thermique, estime que ce type de projet ne devrait être qu'un dernier recours.

Selon l'entreprise, il existe d'autres moyens plus efficaces d'utiliser le gaz, comme la cogénération ou le chauffage direct au gaz naturel.

Les données fournies par Gaz Métro révèlent qu'une centrale à cycle combiné comme le Suroît présente un rendement de 52,2 %, comparativement à 76 % pour une centrale de cogénération, qui produit à la fois de l'électricité et de la vapeur utile à l'industrie. Quant à l'usage direct du gaz, pour chauffer l'eau ou l'air, il a un taux d'efficacité qui varie entre 80 et 90 %.

Le distributeur gazier s'est même dit préoccupé par le manque de connaissances des Québécois sur les questions énergétiques : « Il faut que la population comprenne qu'on ne peut pas être à la fois propre, fiable, pas cher et ne pas construire d'installations nulle part. Ça ne se peut pas! », a indiqué la vice-présidente, Sophie Brochu.

Gaz Métro demeure cependant beaucoup moins nuancé au sujet du projet de centrale thermique de TransCanada Energy, à Bécancour, qu'elle considère comme absolument indispensable à court terme. Selon elle, la remise en question du projet, déjà approuvé par la Régie, serait extrêmement dommageable pour le Québec, puisqu'il découragerait les investisseurs potentiels.

Hydro-Québec critiquée de cacher l'état de ses réservoirs

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Le barrage Manic 5
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Présente aux audience de la Régie, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) partage l'avis de Gaz Métro : le projet du Suroît n'est pas nécessaire pour assurer l'approvisionnement énergétique des Québécois.

La FCEI, qui ne rejette pas nécessairement le projet de la centrale thermique, propose aussi d'autres alternatives : un recours temporaire aux importations et aux mesures d'économie d'énergie. La fédération estime d'ailleurs que les Québécois n'ont pas à payer la facture du Suroît: « (...) si le producteur veut se doter d'un tel équipement, on n'est pas contre (...) on dit simplement que c'est lui qui devrait payer », a indiqué Richard Fahey, vice-président de la FCEI.

Par ailleurs, la FCEI reproche à Hydro-Québec de manquer de transparence quant à l'état de ses réservoirs. L'organisme, qui compte 24 000 membres au Québec, souhaite que la société d'État dévoile ces données comme le fait BC Hydro, en Colombie-Britannique, pour permettre aux autorités et à la population d'avoir une idée claire de la situation énergétique de la province.

Mais selon Hydro-Québec, ce sont des données commerciales qui qui pourraient influencer les prix du marché et qui doivent demeurer confidentielles.

Hydro estime d'ailleurs que ni les marchés, ni les climats, ni la pratique ne sont comparables avec la Colombie-Britannique.


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