
| Harper à la tête du Parti conservateur Mise à jour le dimanche 21 mars 2004 à 6 h 07 .  . | | Stephen Harper, 44 ans, est économiste de formation . | Deux ans après avoir été élu chef de la défunte Alliance canadienne, Stephen Harper a été élu, samedi, chef du nouveau Parti conservateur du Canada. Sans surprise, il a devancé ses adversaires dès le premier tour: la femme d'affaires ontarienne Belinda Stronach et l'ancien ministre conservateur de l'Ontario Tony Clement. M. Harper a récolté 55% des voix (ou 16 311,9 points), contre 35% pour Belinda Stronach (10 290,9 points) et 10% pour Tony Clement (2796,7 points). Au Québec, Belinda Stronach obtenu la majorité des voix, mais son résultat a été moindre que prévu. Stephen Harper a récolté environ 30% des votes québécois.
Seulement 37% des 250 000 membres inscrits ont exercé leur droit de vote, qui s'est déroulé samedi dans une centaine de bureaux de scrutin à travers le pays.
Unis face aux libéraux
M. Harper, qui devient leader de l'Opposition officielle aux Communes, prend la direction des conservateurs au moment où les militants se prennent à rêver au pouvoir. Ces dernières semaines, le gouvernement de Paul Martin a été considérablement affaibli par le scandale des commandites, qui a coûté 250 millions de dollars aux contribuables, dont 100 millions de dollars versés à des firmes proches des libéraux.
 . | | Belinda Stronach, ancienne PDG de l'empire Magna International . | Dans son discours de victoire, le nouveau chef conservateur n'a d'ailleurs pas manqué de s'en prendre à Paul Martin. «Le Parti libéral est fatigué, vieux et corrompu», a-t-il lancé. Cependant, M. Harper a prévenu les militants que les libéraux n'hésiteraient pas à contre-attaquer pour les diviser. «Mais si nous nous battons pour nos idées, si nous travaillons en équipe, nous gagnerons les prochaines élections.»
Mme Stronach, qui sera candidate pour un poste de députée en Ontario, a offert au vainqueur toute sa collaboration. «J'ai hâte de travailler avec toi et Tony, aussi», a-t-elle déclaré devant le millier de militants réunis au Centre des congrès de Toronto.
Main tendue au Québec
Vu son conservatisme social et son identification à l'Ouest, Stephen Harper a tenté de séduire les Québécois avec ses propositions de décentralisation. «Nous devons nous engager à bâtir une vaste organisation de Québécois qui soutiennent nos principes et nos politiques. Les Québécois ont besoin d'une option qui n'est pas la centralisation qui est défendue par le Parti libéral, ni la séparation proposée par le Bloc québécois», a-t-il déclaré.
En prévision des élections générales attendues pour ce printemps, Stephen Harper prônera sans relâche une réduction des impôts, le respect des compétences des provinces, une augmentation du financement des systèmes de santé, l'accroissement des dépenses militaires et une réforme du Sénat.
Un système électoral complexe
 . | | Tony Clement . | Le système électoral retenu par les conservateurs était quelque peu complexe. Les militants devaient classer chacun des trois candidats par ordre de préférence, sur un seul bulletin. Chacune des circonscriptions donnait un gagnant, et chaque circonscription valait 100 points. Le premier candidat qui obtenait 15 401 voix l'emportait. Dans l'éventualité d'un deuxième tour, le candidat en troisième place aurait été éliminé et ses appuis auraient été alloués à ses deux adversaires.
Martine Biron était à Toronto
Daniel Lessard s'entretient avec le nouveau chef conservateur
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| 7 juin 1973
Début de la visite historique du chancelier ouest-allemand Willie Brandt en Israël. | |






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