
| Mohammed Cherfi: la mobilisation s'accentue Mise à jour le lundi 8 mars 2004 à 14 h 34 .  . | | Archives . | La mobilisation afin de ramener au pays le réfugié algérien Mohamed Cherfi prend de l'ampleur. Mardi, des manifestations se tiendront dans plusieurs villes canadiennes. En plus de Québec et Montréal, les villes de Vancouver, Toronto, Ottawa et possiblement Edmonton seront le théâtre de manifestations demandant le retour au Canada de ce réfugié sans statut arrêté vendredi midi, dans le sanctuaire qu'était l'Église unie Saint-Pierre, à Québec. Mohamed Cherfi a été transféré vers les États-Unis où il est actuellement détenu. Il avait été arrêté en vertu d'un mandat émis par la police de Montréal sous un chef de bris de probation. Il a ensuite été remis au ministère de l'Immigration, qui l'a déporté vers les États-Unis où il détiendrait un visa de touriste.
Réunis dimanche soir, une trentaine de membres du comité ont réaffirmé leur position: pas question de baisser les bras trois jours après l'arrestation très controversée de M. Cherfi. Au contraire, ils entendent bien continuer de dire haut et fort que les autorités québécoises et canadiennes ont le pouvoir de le rapatrier. Ils craignent pour la vie de M. Cherfi s'il est retourné en Algérie, et dénoncent l'irrégularité de son arrestation.
Une autorisation d'Ottawa nécessaire
 . | | Mohammed Cherfi (archives) . | D'autre part, selon un avocat spécialisé dans les causes d'immigration, Hugues Langlais, seule une intervention de la ministre fédérale de l'Immigration pourrait permettre de rapatrier Mohammed Cherfi: «Je pense que ce que ça prend, d'abord et avant tout, c'est une autorisation de la ministre fédérale de l'Immigration l'autorisant à revenir sur le territoire», a-t-il dit.
L'opposition s'interroge sur le rôle de Québec
 . | | Agnès Maltais (archives) . | De son côté, la députée péquiste de Taschereau Agnès Maltais, qui était de la manifestation de samedi et qui a donné son appui à Mohamed Cherfi, s'interroge sur le rôle de Québec dans cette arrestation. « Les questions que nous posons au ministre de la Sécurité publique d'abord: quel rôle a-t-il fait jouer à la Police de Québec? Au ministre de la Justice: comment se fait-il que des accusations contre un citoyen ont été levées pour permettre sa déportation? La troisième question se pose à la ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration: quel est le rôle de Mme Courchesne? Elle avait une responsabilité à suivre le parcours de M. Cherfi. Était-elle au courant de ce qui s'est passé? »
Québec n'est pas impliqué, affirme la ministre Courchesne
La ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration du Québec, Michelle Courchesne, affirme que son gouvernement n'y est pour rien. La ministre dit qu'Ottawa ne l'a pas prévenue de ses intentions.
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| 7 juin 1973
Début de la visite historique du chancelier ouest-allemand Willie Brandt en Israël. | |






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