
| Des BPC seront brûlés à l'incinérateur de Belledune Mise à jour le samedi 6 mars 2004 à 15 h 31 . L'ébauche d'accord d'exploitation accordé à la compagnie Bennett Environmental par le gouvernement du Nouveau-Brunswick confirme qu'une concentration maximale de BPC de 33 parties par millions sera tolérée dans les sols brûlés par le futur incinérateur de Belledune.
 . | | Chantier de construction de l'usine de Bennett, à Belledune, au début de l'année 2004. . | Pourtant, la ministre de l'Environnement du Nouveau-Brunswick, Brenda Fowlie, assure depuis le début du projet qu'aucun BPC ne sera brûlé dans cette installation.
Les groupes environnementaux de la région de la baie des Chaleurs sont indignés de voir cette promesse rompue puisque, portés à haute température, les BPC produisent des dioxines et des furannes. Au Québec, le comité de la Zone d'intervention prioritaire (ZIP) de la baie des Chaleurs accuse aussi le ministère de l'Environnement du Nouveau-Brunswick et la compagnie Bennett d'avoir menti à la population.
Cependant, Mark Glinn, ingénieur du ministère de l'Environnement, explique qu'on retrouve des traces de BPC dans tous les sols contaminés aux hydrocarbures et aux créosotes. «Le ministère devait alors imposer une limite et, à 33 parties par millions, les sols ne sont pas considérés comme contaminés», a-t-il expliqué.
 . | | Incinérateur de Saint-Ambroise, exploité par Bennett Environmental au Saguenay-Lac-Saint-Jean. (Archives) . | Pierre Ayotte, du Centre national de santé publique du Québec, juge aussi qu'il y a peu de danger si les sols sont brûlés à 1000 degrés. «Si un incinérateur est opéré dans les bonnes conditions, j'entends par là que la température de combustion est suffisamment élevée, près de 900 à 1000 degrés Celsius, à ce moment-là, il y a très peu de dioxines et de furannes qui sont générés lors de la combustion de BPC», a-t-il précisé.
C'est en partie ce qui pose un problème aux environnementalistes. Selon le coordonnateur de la ZIP de la baie des Chaleurs, Michel Chouinard, la compagnie ne prévoit pas brûler les sols contaminés à une température supérieure à 600 degrés Celsius, ce qui est insuffisant pour éliminer l'émission de dioxines et de furannes.
Il a indiqué que pour brûler les sols à une température plus élevée, les coûts d'exploitation seraient beaucoup plus importants, ce qui diminuerait la rentabilité de l'incinérateur.
Thomas Mulcair s'en lave les mains
Le ministre de l'Environnement du Québec, Thomas Mulcair, refuse pour sa part d'intervenir davantage auprès du gouvernement fédéral dans le dossier de l'incinérateur de la compagnie Bennett à Belledune. Le ministre québécois, qui rencontrait vendredi, à Bonaventure, les membres de la coalition Retour à l'expéditeur, leur a plutôt demandé de démontrer que le projet comporte des risques pour la santé humaine.

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| 7 juin 1973
Début de la visite historique du chancelier ouest-allemand Willie Brandt en Israël. | |






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