
| Aristide quitte le pouvoir Mise à jour le dimanche 29 février 2004 à 7 h 28 .  . | | Jean-Bertrand Aristide (archives) . | Le président haïtien, Jean-Bertrand Aristide, a finalement cédé aux pressions internationales. Il a démissionné de ses fonctions aujourd'hui, et a quitté Haïti pour se réfugier en République dominicaine. Selon son conseiller et ministre de la communauté haïtienne, Leslie Voltaire, il chercherait l'asile politique au Maroc, à Taïwan ou au Panama.
Notre correspondant, Michel Jean, a obtenu confirmation de la nouvelle. Il a indiqué que depuis la nuit, la capitale, Port-au-Prince, avait été désertée par les chimères, la garde présidentielle.
Washington a immédiatement salué le départ d'Aristide, estimant qu'il a agi dans le meilleur intérêt de son pays.
Les insurgés acceptent une demande américaine
 . | La veille, les insurgés haïtiens, qui contrôlaient déjà la moitié du pays, avaient accepté de retarder de deux jours leur entrée dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince, sous les pressions des États-Unis. Le responsable politique du Front de résistance nationale, Winter Étienne, avait indiqué que ses troupes attendraient afin de permettre un éventuel règlement pacifique de la crise.
Cette décision faisait suite à un communiqué émis par Washington qui demandait «aux forces armées du nord», qui contrôlent plus de la moitié du pays, de stopper leur avance. La Maison-Blanche, qui souhaitait une résolution pacifique du conflit, avait de nouveau appelé le président Aristide à s'interroger sur sa capacité de continuer à gouverner son pays, estimant qu'il portait une lourde responsabilité dans la crise actuellement en cours.
 . | Pourtant, lors d'une intervention à la télévision d'État, il avait réaffirmé qu'il n'était pas question pour lui de quitter ses fonctions. Il a qualifié les appels de Washington, Paris et Ottawa pour sa démission de «rumeurs sans fondement qui sont véhiculées par les leaders de l'opposition pour provoquer la population et des désordres dans le pays».
M. Étienne prévoyait déjà pour Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays, la mise en place, dès lundi matin, d'une autorité civile comprenant un conseil des sages, regroupant des représentants de tous les groupes et de tous les secteurs d'activités.
Le Canada dépêche trois avions
 . | | (archives) . | De son côté, le Canada avait dépêché trois avions de type Hercule pour évacuer une vingtaine de ressortissants canadiens, américains et haïtiens vers la République dominicaine, samedi. Quelque 1000 Canadiens sont enregistrés à l'ambassade, mais on ignore combien se trouvent toujours en Haïti.
Jusque-là, le Canada n'avait fait qu'inciter ses ressortissants présents sur place à la prudence. Les compagnies aériennes desservant habituellement Haïti ayant suspendu leurs vols, le premier ministre Paul Martin et son ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, ont préféré jouer de prudence. Aussi, une vingtaine de soldats canadiens sont déjà sur place.
Un pays en proie au chaos
 . | Vendredi, la capitale haïtienne ainsi que Cap-Haïtien ont été pillées et saccagées. Des partisans armés du président Jean-Bertrand Aristide auraient terrorisé les occupants des véhicules circulant dans le centre-ville de Port-au-Prince. Quelques personnes ont été tuées et plusieurs, blessées, mais le nombre des victimes est pour l'instant difficile à évaluer.
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| 7 juin 1973
Début de la visite historique du chancelier ouest-allemand Willie Brandt en Israël. | |






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